Elliott et Redbird
En tête du classement avec l’Inter Milan, à la veille de leur deuxième match de la Ligue des Champions, en déplacement à Dortmund contre le Borussia, Paolo Scaroni, âgé de 76 ans, actuellement président de l’AC Milan depuis le 21 juillet 2018 et président de l’Enel après avoir été le directeur général de l’Eni pendant neuf ans, a participé cet après-midi à l’émission « Politica nel pallone » animée par Emilio Mancuso sur Gr Rai Parlamento, pour le 708e épisode. J’ai rencontré Paolo Scaroni en compagnie de Guido Vaciago, directeur de Tuttosport, et Daniele Dallera, chef des services sportifs du Corriere della Sera. C’est une période heureuse pour l’AC Milan, sur et en dehors du terrain : le projet du nouveau stade dans la zone de San Francesco di San Donato Milanese a été présenté, avec un investissement prévu d’un milliard d’euros et une date de fin des travaux fixée en 2028 ; le club a enregistré son premier bénéfice en dix-sept (17) ans, confirmé lors de l’assemblée générale des actionnaires en octobre, grâce à RedBird, mettant ainsi fin à une série de pertes. La dernière fois que le club a réalisé un bénéfice était en 2006, à l’époque de Berlusconi (+2,5 millions d’euros).
Elliott et Redbird
Il est remarquable de constater que le club a réussi à remonter d’un déficit de 66 millions d’euros, ce qui témoigne du parcours vertueux entrepris par Elliott, qui a nommé Scaroni président, et poursuivi par la gestion de Cardinale, qui a confirmé Scaroni à ce poste. Les revenus consolidés ont atteint un record de plus de 400 millions d’euros (297 millions en 2021/22), soit le chiffre d’affaires le plus élevé de l’histoire centenaire de l’AC Milan, avec une augmentation de 44 millions d’euros des revenus commerciaux et des revenus de sponsoring, grâce à la campagne en Ligue des Champions qui a permis à l’équipe d’atteindre les demi-finales après 16 ans. Au 30 juin dernier, le patrimoine net consolidé s’établissait à 177 millions d’euros, contre 131,23 millions d’euros au 30 juin 2022, malgré l’augmentation de la masse salariale estimée à 50 millions d’euros. La satisfaction de Scaroni est partagée par tous les supporters milanais : « Le Milan est une entreprise, j’ai passé toute ma vie à m’occuper d’entreprises et l’objectif est d’augmenter les revenus. Au cours de l’exercice clos le 30 juin dernier, nos revenus ont doublé par rapport à il y a quatre ans, car la Ligue des Champions a joué un rôle fondamental : plus de sponsors, plus de merchandising, plus d’achats de la part des consommateurs, ce qui a doublé notre chiffre d’affaires. Nous accordons une grande attention aux coûts, car nous cherchons à suivre une politique rigoureuse. Nous sommes généreux dans nos dépenses, nous avons attiré des champions, mais nous sommes très attentifs aux salaires, car ils représentent un coût constant et rendent difficile le transfert des joueurs, que ce soit à titre définitif ou en prêt ».




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