La demande de citation de la Juventus comme responsable civile
La première audience très attendue du procès des bilans de la Juventus de 2018 à 2021 a duré quelques minutes. Le juge de l’audience préliminaire, Marco Picco, a immédiatement été appelé à résoudre une difficulté formelle, mais également substantielle. Un groupe de petits actionnaires, une cinquantaine, représentés également par le Codacons, a en effet demandé que les Bianconeri et la société de révision Ernst & Young soient cités comme responsables civils. Cette demande vient de la volonté d’obtenir, en cas de condamnation éventuelle, des remboursements pour les actionnaires victimes de la comptabilité présumée incorrecte. Après deux heures de suspension, le juge a accepté la demande, mais cela a provoqué un report automatique de l’audience au 10 mai, afin que toutes les parties puissent étudier les documents. Selon Marco Gianoglio, qui gère l’accusation dans la procédure avec Mario Bendoni, « tout s’est déroulé comme prévu ». Les avocats de la Juventus ont souligné que « nous sommes dans la pleine régularité procédurale », comme l’a déclaré l’avocat Maurizio Bellacosa en sortant de la salle d’audience 2 du tribunal de Turin.
La décision sur la compétence territoriale
L’attention se porte maintenant sur la prochaine tranche de l’audience préliminaire du 10 mai, au cours de laquelle toutes les parties civiles demandant à être admises au procès issu de l’enquête Prisma seront évaluées. Surtout, on décidera si la demande d’incompétence territoriale du tribunal de Turin sur une partie de la procédure relative aux communications sociales de la société Bianconera, cotée à Piazza Affari, sera acceptée ou non. Selon la défense, c’est un choix crucial, car délocaliser le procès impliquerait que les 11 000 pages de l’accusation soient étudiées par des magistrats qui n’ont pas personnellement mené l’enquête.




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