Qu’est-ce que les données disent sur la Juventus, le 3-5-2 et les rôles « forcés » de Locatelli-Chiesa ?


Dans les cent quatre-vingt-dix minutes de jeu, nous avons pu observer deux Juventus différentes. L’une était belle, agressive et moderne, ayant remporté le match et montré de bonnes performances à Udine, tandis que l’autre était embourbée, lors de notre deuxième sortie de la saison à domicile contre Bologne. En particulier, les deux premières périodes ont été particulièrement significatives pour expliquer le net recul de l’équipe bianconera. Certaines données expliquent bien les difficultés offensives rencontrées par l’équipe d’Allegri.

En effet, bien que la Juventus ait réussi à mettre plus de ballons dans la surface adverse lors du dernier match comparé à la semaine précédente (33 touches dans les seize mètres défensifs de Bologne, contre 20 lors de la première journée), contre l’Udinese, la Juve a enregistré un total de 1,99 expected goals (xG), avec une valeur moyenne de 0,13 xG par tir. Avec Bologne, en revanche, la Juventus n’a généré qu’un xG de 1, soit 0,99 de moins que la semaine précédente. Si l’on regarde ensuite la valeur moyenne de chaque tir en termes d’expected goals, on obtient une donnée de 0,07. Une nette baisse par rapport à Udine. Tout cela, malgré un centre de gravité moyen plus élevé. En effet, contre l’Udinese, la Juventus avait enregistré un positionnement de 50,5 mètres en première mi-temps et de 51,01 mètres en possession du ballon. Contre les rossoblù de Motta, en revanche, le centre de gravité moyen en première période a été de 54,07 mètres (augmenté à 60,95 mètres en seconde période), avec une donnée de 62,46 mètres lorsque la Juve était en contrôle du ballon. L’impression qui reste, en analysant les données, est celle d’une équipe qui essaie de faire quelque chose de différent.

Les données sur le jeu de la Juve

Ce n’est pas un hasard si la Juve est seulement quatorzième du championnat en termes de pourcentage de longs ballons joués par le gardien (35% contre une moyenne de 48,30% dans le championnat). Cependant, ces efforts sont annulés par des erreurs tactiques et de gestion des ressources humaines. L’effectif à la disposition d’Allegri semble construit pour jouer un certain type de football, actif dans les deux phases de jeu et structuré selon une architecture capable d’exploiter les nombreux joueurs extérieurs disponibles. Au lieu de cela, l’entraîneur persiste à utiliser des latéraux (Cambiaso) ou des ailiers (Iling Jr.) comme joueurs extérieurs à pleine largeur ou même à placer un joueur extérieur comme Federico Chiesa en tant que deuxième attaquant. Le fait de sortir les joueurs de leur zone de confort a inévitablement des répercussions sur le développement du jeu.

Par exemple, en revenant à Chiesa, il a tendance à se déployer sur les côtés en raison de ses caractéristiques, car il n’est pas habitué à jouer dos au but adverse. Locatelli n’est pas un meneur de jeu, mais un milieu de terrain box-to-box qui doit être libre d’envahir la moitié de terrain adverse et de conclure les actions. Insister pour attribuer aux joueurs des rôles qui ne correspondent pas à leurs caractéristiques a des répercussions sur la relation entre l’équipe et l’entraîneur. Il incombe à ce dernier de trouver rapidement des solutions aux problèmes évoqués. Nous sommes encore en août, mais la Juventus ne peut pas attendre. (données : Soccerment, Fbref).

Regardez la vidéo Fantasmes de l’ancienne Juve, éclaircies de Vlahovic et polémiques unilatérales.

Younès
Younès
Depuis mon enfance, le football a toujours été une de mes passions. J'adorais regarder les matchs de mon équipe favorite et passer du temps sur le terrain avec mes amis.