Pourquoi Vlahovic ne devait pas recevoir de carton jaune. Pourquoi ce carton doit lui être retiré.


Réaction légitime de Dusan Vlahovic face aux cris racistes : l’amende injustifiée!

Lors du match de football à Bergame, Dusan Vlahovic n’aurait pas dû être sanctionné pour sa réaction légitime face aux chants racistes scandaleux. L’arbitre Doveri aurait plutôt dû comprendre la situation plutôt que de sortir un carton jaune. Bien que le nouveau président de l’AIA, Carlo Pacifici, ait déclaré il y a deux semaines que « celui qui réprimande le public après avoir été insulté sera sanctionné, comme le prévoit le règlement, et les arbitres suivront cette règle. Pour nous, la grâce ne change rien, ce n’est pas un précédent, nous continuerons à prendre des décisions en fonction des règles en vigueur. La décision sur le terrain a été prise, mais la grâce est une prérogative du président fédéral ».

Erreurs : la grâce accordée à Gravina pour Lukaku constitue un précédent authentique. Il est souhaitable que la FIGC, qui a été louable en exprimant une solidarité immédiate en faveur de Vlahovic, agisse de la même manière qu’avec l’Interiste. Et peu importe que le joueur de la Juventus n’ait pas été averti. Deuxième erreur : la première règle non écrite du règlement est le bon sens, qui doit inspirer chaque décision, en particulier lorsqu’il s’agit de lutter contre le fléau du racisme. Sans si ni mais. Sans faire de distinctions surréalistes entre racisme, impolitesse, insultes et autres comportements qui ont suffi. Nous devons tous nous tenir contre le racisme, toujours, partout et de manière inconditionnelle.

En attendant le jour où les supporters vont au stade pour soutenir leur propre équipe plutôt que d’insulter leurs adversaires, les arbitres doivent faire preuve de fermeté et, après l’affaire Lukaku, comprendre que les temps ont changé. En ce qui concerne les sanctions, le boycott de toute la courbe (Atalantina ou Bianconera dans le cas de Lukaku) n’est pas une solution viable. Depuis la demi-finale aller de la Coppa Italia le 4 avril, la Juventus a montré la voie : la technologie permet de détecter ceux qui ne devraient plus être autorisés à entrer dans le stade, et les 171 interdictions de stade prononcées à Turin le prouvent.

Le racisme est abject et porte malheur

Le racisme est toujours une honte, quelle que soit sa forme ou son contexte. Évitons les rationalisations, les justifications et les excuses fallacieuses associées à ce fléau. Les arbitres doivent désormais se montrer fermes et comprendre que les temps ont changé. Constatons que la technologie offre de nombreuses possibilités pour aider à identifier les individus dont la présence est indésirable dans les stades. En fin de compte, le rejet du racisme est un engagement collectif qui nécessite des efforts concertés de la part de tous les acteurs du monde du football.

Younès
Younès
Depuis mon enfance, le football a toujours été une de mes passions. J'adorais regarder les matchs de mon équipe favorite et passer du temps sur le terrain avec mes amis.