Le sport évolue-t-il et la justice?

Le sport a évolué, la justice sportive comme le Far West

Les règles sont souvent enfreintes, en utilisant des « preuves » qui ne sont pas encore prouvées (interceptions non encore examinées par un juge, utilisées sans contradictoire en salle d’audience, par exemple), en violant le droit de la défense (en refusant par exemple des documents mentionnés dans les dossiers de procédure), en s’appuyant sur un code qui impose très peu de limites à la discrétion d’un juge. Tout cela était très bien dans les cercles sportifs du début du XXe siècle, lorsque tout était amateur et que de véritables gentlemen britanniques s’affrontaient en jouant en chemise et parfois avec une cravate. Le sport, en particulier le football, a beaucoup changé : il génère des milliards d’euros (en Italie, le football est une industrie qui génère entre 8 et 10 milliards de revenus, y compris les retombées économiques) et attire émotionnellement des millions de personnes. L’idée qu’il puisse être régi par des règles vagues telles que la « déloyauté sportive » et par des procédures qui, au-delà de leur rapidité ou lenteur, ne prévoient pas les garanties minimales pour les accusés est quelque chose qui est en contradiction avec la modernité. La justice sportive ne peut plus être le Far West : où, pour frapper les bandits (qui existent sans aucun doute), il y a un shérif sans étoile et sans code de procédure pénale. Le football hyperprofessionnel mérite une véritable justice, cohérente et crédible. Sinon, ce sera toujours exercice de pouvoir.

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Younès
Younès
Depuis mon enfance, le football a toujours été une de mes passions. J'adorais regarder les matchs de mon équipe favorite et passer du temps sur le terrain avec mes amis.