Torino, Juric au bout du chemin?
Une aventure qui a bien commencé mais qui s’est rapidement embourbée. D’abord dans sa conviction/opiniâtreté/présomption de changer le statu quo, puis dans trop de divergences de vues, de rudesse caractérielle et de disputes cachées sous le tapis (à part quand la vidéo de la bagarre avec Vagnati est apparue, avec le directeur sportif qualifiant l’entraîneur de tête de c, ce qui aurait été évité de manière embarrassante dans n’importe quel autre club du monde). On est passé ainsi du bien allant au malheureux, jusqu’à cet aboutissement lamentable. Car oui, hier son équipe a été pitoyable. Exactement comme son gardien (in)capable qui a offert deux buts grotesques à une Juventus très reconnaissante, compte tenu de l’attaque démunie qu’elle avait. Exactement comme contre Vérone, exactement comme contre la Lazio, exactement comme contre Gênes qu’il avait pourtant battu grâce à un exploit de Radonjic à la dernière minute. Nous ne savons pas ce que Radonjic a fait pour ne même pas être convoqué ; nous savons cependant qu’en une demi-seconde de son anarchie opérationnelle, il a jusqu’à présent montré plus de jeu de football (comprenez le ballon : à jouer, à passer devant l’adversaire, à frapper au but) que tout ce que l’équipe a produit (ou pas) ces derniers mois. Étant donné le manque de tolérance réciproque (direction, joueurs, supporters), on ne voit plus d’avenir pour Juric au Torino ; de même que – depuis trop longtemps : 18 ans pour être précis, c’est-à -dire depuis qu’il l’a pris en main – on ne voit pas d’avenir pour le Torino sous la direction décourageante, épuisante et désherbante d’Urbano Cairo, qui continue pourtant de raconter comme un conte surréaliste ce qui est depuis longtemps un film d’horreur.
Voir la galerieGatti-Milik, la Juve remporte le derby de la Mole : 2-0 contre le Torino.




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