La Juventus, les propos de Giorgetti et la justice sportive en procès

Les défauts de la justice sportive, le cas de la Juventus et l’autonomie

Le cas de la Juventus, avec toutes ses imperfections, met en évidence les incohérences d’une justice qui – par exemple – n’arrive pas à expliquer de manière cohérente et compréhensible comment une infraction administrative doit être punie au niveau sportif, n’ayant pas eu d’impact sur les résultats. Mais Giorgetti va plus loin et explique : « Il est évident que le système conçu dans les années 60 ou 70 ne peut pas fonctionner. La neutralité est présente mais il n’est pas possible que les organes de justice sportive soient nommés par le vainqueur des élections fédérales. Et puis, il y a des conseillers d’État, des avocats de l’État impliqués dans des procédures sportives, mais chacun doit faire son travail ». Le sport et la justice sportive ont toujours revendiqué et défendu énergiquement leur autonomie. Le problème est que si l’autonomie, sacrée, devient plutôt un exercice de pouvoir sans aucune logique juridique et qui bafoue les fondements du droit (et de notre Constitution), cela signifie non seulement violer les droits de ceux qui sont accusés, mais aussi mettre en péril cette autonomie tant revendiquée et défendue. La justice sportive ferait mieux de réfléchir, car deux ministres le font déjà.

Younès
Younès
Depuis mon enfance, le football a toujours été une de mes passions. J'adorais regarder les matchs de mon équipe favorite et passer du temps sur le terrain avec mes amis.