La disparition des appels téléphoniques de Moratti et Facchetti dans l’affaire Calciopoli Inter

Analyse des documents originaux : le comportement particulier des Carabinieri guidés par Auricchio lors des interceptions de Calciopoli 2006

D’après l’analyse des documents originaux, il est clair que le noyau des Carabinieri, dirigé par Auricchio, a agi de manière « particulière » lors des interceptions de Calciopoli 2006. En effet, dans le code des « 12 », il y avait quatre niveaux d’importance qui distinguaient chaque appel téléphonique : pourtant, de nombreux appels considérés comme importants n’ont pas été transcrits pour les magistrats. Un exemple : Facchetti-Bergamo et Moratti-Bergamo, évalués avec un « triple trait rouge » dans la légende, exactement comme ceux de Moggi. Mais ceux du dirigeant de la Juventus ont été transmis aux magistrats, ceux de l’Inter, en revanche, ne l’ont pas été…

Les conversations téléphoniques Moggi-Paparesta qui innocentent le dirigeant de la Juve ont disparu

Et ce n’est pas tout : il y a aussi quatre appels téléphoniques concernant l’affaire Paparesta, qui innocentent Moggi dans le « kidnapping » au stade, évalués avec un double trait jaune : cela signifie qu’ils ont été écoutés et jugés dignes d’attention. Pourtant, ceux-ci n’ont pas été transcrits pour les magistrats. Le procureur Narducci a exprimé ces paroles lors du procès : « Qu’on le veuille ou non, il n’y a jamais eu d’appels entre Bergamo et Pairetto avec M. Moratti ». Mais il y en avait bel et bien, ils ne lui avaient simplement pas été envoyés…

Regardez la galerie : Calciopoli, Moratti et Facchetti et les interceptions jamais divulguées aux magistrats.

Younès
Younès
Depuis mon enfance, le football a toujours été une de mes passions. J'adorais regarder les matchs de mon équipe favorite et passer du temps sur le terrain avec mes amis.