Juve-Milan, première épreuve pour Allegri : voici ce qu’il doit prouver

Le travail d’Allegri à la Juve

Il n’est pas nécessaire d’augmenter trop la température par ici, quand le soleil ne laisse aucun répit: seul le vent parvient à atténuer la chaleur. Mais Massimiliano Allegri, qui cède de temps en temps à la nécessité de porter une casquette, fait tout son possible pour maintenir le rythme de la Juventus au travail à Los Angeles. La veille du premier véritable test, qui plus est contre un concurrent direct comme le Milan, ne change pas la donne : intensité et concentration maximum à chaque passe, à chaque arrêt, à chaque jeu à deux touches.

Ce que l’on voit à la Loyola Marymount University est la synthèse de la saison que les fans de la Juventus attendent : un changement radical par rapport à ce qui a été vu au cours de la dernière année, pour prendre un virage. Il ne s’agira pas d’une révolution tactique, du moins pas maintenant : il faut les bonnes personnes et, à l’heure actuelle, les Bianconeri disposent de ressources plus adaptées pour continuer sur la voie du 3-5-2.

L’objectif d’Allegri à la Juve

Il y aura des modifications en cours de match, c’est vrai : lors des expérimentations tactiques, notamment celles de l’après-midi, il n’est pas rare de voir une esquisse de 4-3-3 avec Chiesa sur le côté gauche. Mais c’est surtout sur autre chose que Max travaille : il veut entrer dans la tête de l’équipe. « Chaque passe est importante – c’est l’une de ses explications à l’équipe lors d’un entraînement à Los Angeles – et elle ne doit pas être manquée, car même une seule passe peut déterminer la victoire ou la défaite : c’est une question de mental ». Voilà, justement : changer pour chercher la continuité. Un aspect qui a manqué l’année dernière a été de parvenir à maintenir la même concentration pendant 90 minutes et plus : trop de baisses de tension et de black-out qui ont conditionné le résultat aux moments cruciaux de la saison. Allegri interrompt souvent les séances pour ramener le groupe à la plus grande attention et cherche la perfection : aucun renfort n’est arrivé sur le marché, à l’exception de Timothy Weah, qui est le remplaçant de Juan Cuadrado.

Il faut tirer le meilleur parti de ce que l’on a et la Juventus travaille pour trouver une plus grande cohésion de jeu, un autre aspect qui a été un déficit la saison passée lorsque l’on s’est trop souvent reposé sur les coups de génie : sans Angel Di Maria, un autre alibi tombe. Le Fideo a rarement fait la différence, mais la sensation qu’il devait être le sauveur de la nation à chaque match était forte. Maintenant, ce mur tombe aussi : plus de Juve lente, prévisible, sans jeu et avec une intensité en courant alternatif. L’objectif d’Allegri est de présenter une Juventus avec un autre visage, tout en restant pratiquement les mêmes protagonistes. Et il veut ça tout de suite, dès le match contre Milan, compte tenu d’une condition physique à retrouver, comme il est naturel à la fin du mois de juillet. La gestion de la préparation et des blessures est également un aspect crucial : sans brillance et avec une équipe régulièrement réduite en raison des petites blessures, tout se transformerait en une montée difficile, comme la saison dernière. Allegri a une mission, dès cette nuit contre Milan : ce n’est pas de gagner, le résultat n’importe pas à ce stade, sauf pour le moral général. Il doit montrer aux fans, nombreux dans les tribunes du Dignity Health Sports Park, que l’équipe a toute une autre détermination, toute une autre intensité, tout un autre visage. En somme, qu’elle a changé de vitesse : l’excuse d’un nouveau groupe à harmoniser n’existe pas. Partir fort est plus qu’une nécessité, c’est une obligation.

Younès
Younès
Depuis mon enfance, le football a toujours été une de mes passions. J'adorais regarder les matchs de mon équipe favorite et passer du temps sur le terrain avec mes amis.