Parlant à Get French Football News, l’ancien attaquant de l’AS Monaco, Mark Hateley, qui a remporté le titre de Ligue 1 lors de la saison 1987/88 avec le club de la Principauté, est revenu sur son temps passé avec Les Monégasques et a levé le voile sur les débuts d’Arsène Wenger sur le banc.
Quel est votre souvenir principal de votre passage à l’AS Monaco?
C’était un véritable bol d’air frais pour moi. Je venais de Milan où je ne pouvais pas sortir ni faire quoi que ce soit. J’avais de jeunes enfants, une jeune famille, et c’était complètement l’opposé. Vous pouviez simplement vous promener dans les rues; c’était vraiment un bol d’air frais pour moi. C’était un autre style de vie, un autre type de football et avec un jeune Arsène Wenger, un autre type d’entraîneur. Je lui ai demandé: « Comment aimerais-tu que je joue? » Il m’a dit: « Exactement comme [tu jouais] à Milan. » C’était donc simple.
Comment avez-vous trouvé le style de management de Wenger?
Écoutez, il était jeune, j’ai compris ça, inexpérimenté, inexpérimenté aussi dans la gestion des grands joueurs, probablement, j’ai compris ça. C’est un homme super intelligent, super intelligent et une personnalité très forte. Son énergie était débordante. Il portait toujours un survêtement, et voyageait toujours; si nous avions un jour de congé, il irait voir un match d’équipe réserve en Belgique, en Allemagne ou ailleurs. Il était complètement concentré sur où il voulait aller et comment y arriver. Il était toujours axé sur la forme physique, apportant une méthodologie d’entraînement différente. Il avait une connaissance du jeu mais sa spécialité était d’améliorer la condition physique des joueurs.
Le mot ‘aura’ est beaucoup utilisé de nos jours. Est-ce que Wenger avait cela?
Absolument, sans l’ombre d’un doute. Vous pouviez sentir cette énergie émanant de lui. Il faisait les courses avant l’entraînement. S’il courait, il courait en tête et nous entraînait tous. C’était infectieux de voir un manager comme ça. Puis il y avait l’expérience de joueurs comme Patrick Battiston, Jean-Luc Ettori, Manuel Amoros, Luc Sonor, tous ces joueurs qui étaient pratiquement des héros français. Il avait beaucoup à travailler avec. Il avait un tempérament fougueux aussi mais il comprenait les footballeurs, il écoutait les footballeurs. C’est ainsi qu’il apprenait.
Avec du recul, pensez-vous avoir fait partie d’un âge d’or du football français, du moins d’un point de vue anglo-centrique?
Sans l’ombre d’un doute. Marseille était une bonne équipe, le PSG aussi, tout comme Bordeaux. Il y avait beaucoup de bonnes équipes. Dans le passé récent, le PSG est riche en argent donc personne ne peut rendre ce championnat intéressant. Monaco a tenté il y a cinq, six, sept ans de rivaliser avec le PSG, mais c’est une bataille difficile. Je pense que si quelqu’un réussit à enlever ce titre au PSG, ce sera un effort monumental.
Suivez-vous toujours l’AS Monaco?
Je suis les résultats de Portsmouth, de l’AC Milan et de l’AS Monaco. Ils s’affichent sur mon téléphone chaque semaine. Ce sont les équipes que je suis. Chaque club m’a aidé à arriver là où je suis arrivé à la fin. Coventry City et Portsmouth, ils m’ont énormément aidé à réaliser ce que j’ai accompli, ce qui était un rêve lointain. Milan à 22 ans, puis à Monaco, remporter un titre à 26 ans, et ensuite retour en Grande-Bretagne pour jouer pour les Rangers. Je remercie tout le monde, et je le fais toujours.




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