Première précision sur la déposition de Rosario Coppola au procès Calciopoli à Naples
Le lendemain de la déposition de l’ancien assistant Rosario Coppola au procès Calciopoli à Naples, une précision fondamentale est nécessaire. Coppola ne voulait pas « accuser » l’Inter, mais plutôt tout un « système » dont l’Inter faisait partie intégrante. Une constatation amère et inquiétante doit être tirée: les paroles du témoin ont été jugées « pas intéressantes » par les carabiniers qui ont enregistré sa déposition (spontanée) le 20 mai 2006. Presque comme si – c’est là que réside l’inquiétude – les enquêtes étaient axées sur la confirmation de l’existence d’un théorème (la « coupole » et le « système-Moggi ») plutôt que sur l’acquisition de nouveaux éléments pour faire la lumière à 360 degrés. « Je – a déclaré Coppola – n’étais pas allé là -bas pour dénoncer l’Inter, mais tout un système. J’ai subi des pressions pour cette équipe, mais cela aurait très bien pu concerner quelqu’un d’autre ». Et pourtant, Francesco Saverio Borrelli, alors chef de l’Office des enquêtes, attendait comme une bénédiction quelqu’un qui allait tout révéler.
Préjugés vis-à -vis du témoignage de Coppola
Comme cela se produit souvent lorsque les accusations ne sont pas dirigées contre une partie clairement définie (Moggi est une cible facile et même prévisible maintenant…), la course pour discréditer le témoin a immédiatement commencé. Avec des arguments grossiers (« Il avait été mis en congé pour inadéquation ») en utilisant des poids diamétralement opposés, par exemple, envers l’ancien arbitre Danilo Nucini, témoin clé de l’accusation, qui a fondé toute sa déposition sur des arguments similaires à ceux de Coppola, tout en révélant un sentiment de rancÅ“ur et de frustration beaucoup plus prononcé que celui de l’ancien assistant. Ou avec des thèses qui montrent clairement que la déposition du témoin n’a pas été écoutée. Examinons-les.




Laisser un commentaire