Le sort de Massimiliano Allegri à la Juventus est entre les mains de la propriété et de la direction
TORINO – Tout dépendra de ceux qui décideront. D’un côté, Massimiliano Allegri a réaffirmé, lors de la conférence de presse précédant le match contre Empoli, sa volonté de continuer à être l’entraîneur de la Juventus pour les deux prochaines années (puisqu’il a signé un contrat jusqu’en 2025), mais de l’autre, il devra être confirmé par la propriété et la direction, qui pourraient toutefois décider autrement. L’entraîneur déclare se sentir en confiance avec John Elkann, avec qui il a récemment parlé, et les dirigeants Maurizio Scanavino et Francesco Calvo, avec qui il a des contacts quotidiens, mais il ne peut pas prévoir leur décision. En d’autres termes, « je ne pars pas, mais ils peuvent me renvoyer si ils le souhaitent… »
Les événements à surveiller
Le sort d’Allegri dépendra également de ce qui se passera hors du terrain : l’objectif est d’atteindre la zone de la Ligue des champions et avec une victoire contre Empoli, l’entraîneur aurait la certitude mathématique d’être au moins dans les quatre premiers. Mais le lundi 22 mai sera également une journée cruciale pour d’autres questions, la Cour d’appel fédérale recalculera les sanctions de points pour l’affaire des plus-values. En juin, il y aura un procès pour le deuxième volet de l’affaire (manoeuvre salariale, partenariats suspects et relations avec les agents) qui pourrait entraîner d’autres pénalités, et enfin, il faudra voir ce que décidera l’UEFA, qui a reçu de la Cour de Turin les actes de l’enquête Prisma et a ouvert une enquête.
Les pour et les contre
Si la Juventus était exclue des compétitions européennes la prochaine saison, aurait-il un sens de garder un entraîneur avec un salaire de treize millions bruts ? C’est une question que se posent les dirigeants eux-mêmes, même si sa révocation entraînerait un bain de sang économique, surtout à un moment où le club est particulièrement attentif aux finances.




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