Utilisation de Pavard à l’Inter
Ainsi, à l’Inter, Inzaghi pourrait utiliser le joueur français à la fois comme cinquième défenseur droit (en le faisant tourner avec Dumfries et Cuadrado) et comme troisième défenseur central (en se disputant la place avec Darmian). Cette dernière solution est celle vers laquelle Inzaghi devrait s’orienter pour le moment. Pavard vient donc combler le vide laissé par le départ de Skriniar. Par rapport au Slovaque, Pavard garantit une meilleure contribution en termes de possession, comme le montrent les données relatives aux passes progressives (celles qui permettent de faire avancer le ballon ou qui se font dans la surface de réparation) complétées la saison dernière. À cet égard, bien que le pourcentage de passes totales réussies favorise Skriniar (91,7% de précision pour le défenseur du PSG contre 89,9% pour le Français), en ce qui concerne les passes progressives mentionnées précédemment, le ratio de Skriniar par match (4,11) est inférieur à celui de Pavard (7,11).
L’apport à l’attaque garanti par la nouvelle recrue de l’Inter est également démontré par le chiffre d’expected threat (xT), une mesure qui quantifie la contribution d’un joueur à son équipe en termes d’approche du but adverse : le chiffre de Skriniar par match l’année dernière était de 0,07; celui de Pavard était de 0,12. Ainsi, avec Pavard, l’Inter acquiert un élément offensif. Une attitude qui, par le passé, a créé des espaces libres dans son dos, exploités par les adversaires. Cependant, Pavard est tout de même solide défensivement (58,5% de tacles réussis) et, avec sa propension à attaquer, il devrait bien s’intégrer dans le style de jeu d’Inzaghi, qui dispose maintenant à la fois de Pavard et de Bastoni à libérer vers l’avant en phase de possession.
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