PROFIL | Une année en deux temps pour Amine Gouiri de Marseille

Arrivée d’Amine Gouiri à Marseille

Amine Gouiri est arrivé dans la région de Provence avec une réputation solide et de nombreuses interrogations. Son passage à Lyon, OGC Nice et Rennes l’avait établi comme un joueur de Ligue 1 plein de potentiel offensif. En Bretagne, son plafond technique n’était jamais remis en question, mais son influence en attaque avait fluctué. La décision de Marseille de le recruter en cours de saison représentait un risque calculé : responsabilité immédiate, pression maximale et pas de période d’adaptation. Gouiri a prospéré dans ces conditions.

Succès et performance impressionnante

À la fin de la saison 2024/25, ce pari avait porté ses fruits. Avec 10 buts inscrits dans la première moitié de 2025, le joueur algérien, souvent décrit comme un renard des surfaces, avait aidé Marseille à retrouver la qualification pour la Ligue des champions au moment où la pression était particulièrement forte. « Honnêtement, c’était un très bon choix de rejoindre l’OM », a déclaré Gouiri. « Mentalement, j’étais prêt, et cela s’est traduit sur le terrain. Je suis très épanoui, je prends vraiment plaisir à jouer. » Ce sentiment de liberté était évident dans ses performances, mêlant créativité et efficacité dans une équipe qui avait souvent eu du mal à concilier les deux au début de 2025.

Moments de qualité rare

Sa capacité à produire des moments de qualité rare s’est illustrée par son incroyable retourné acrobatique contre Brest, qui a été élu but de la saison par l’UNFP. « Tout est une question de contrôle », a-t-il expliqué par la suite. « Instinctivement, j’ai essayé la bicyclette, et le ballon est rentré. » C’était un instantané d’un joueur capable du spectaculaire, mais de plus en plus concentré sur l’efficacité.

Les blessures frappent Gouiri

Sous la direction de Roberto De Zerbi, le rôle de Gouiri a encore évolué. Ne se contentant plus d’être un attaquant hybride dérivant entre les lignes, il était encouragé à assumer les responsabilités d’un attaquant de pointe, comparant même son potentiel à celui de Gonzalo Higuaín. « Il me dit souvent que je suis un n°9 avec les qualités d’un n°10. Il souhaite que je devienne un finisseur, un renard des surfaces. Je dois avoir un instinct de tueur sur le plan mental », a-t-il déclaré. L’accent était clair : moins d’embellissement, plus d’efficacité.

Le soutien indéfectible de De Zerbi

Cette évolution commençait à prendre forme avant que le malheur ne s’abatte sur lui. Une blessure récurrente à l’épaule, aggravée lors d’un stage avec l’équipe nationale algérienne, a mis Gouiri à l’écart pour une grande partie de la saison actuelle et l’a contraint à manquer la CAN. De Zerbi n’a pas caché son soutien. « Gouiri est un joueur unique, on ne peut pas le remplacer », a insisté l’italien. En son absence, l’attaque de Marseille a clairement souffert. Marseille a déjà constaté à quel point Gouiri peut être décisif lorsque la confiance et la lucidité face au but s’alignent. La prochaine étape sera de voir s’il peut maintenir ce niveau de performance tout au long de la saison.

Younès
Younès
Depuis mon enfance, le football a toujours été une de mes passions. J'adorais regarder les matchs de mon équipe favorite et passer du temps sur le terrain avec mes amis.