Max Eberl et la sortie de l’émission Sportstudio de ZDF : un point bas absolu.

Max Eberl est exclu du « Sportstudio » du ZDF en raison de son refus de parler de certains sujets

Être confronté à la critique n’est pas toujours facile, surtout pour les personnalités publiques. Max Eberl, directeur général de RB Leipzig, en fait également l’expérience. Il refuse que des questions sur son ancien club Gladbach lui soient posées. Conséquence : le « Sportstudio » du ZDF annule son invitation en tant qu’invité pour son émission du samedi. Et c’est absolument justifié.

Le souhait d’Eberl d’exclure « certains sujets » est rien d’autre qu’une atteinte à la liberté de la presse. Il aurait pu refuser l’interview s’il ne voulait pas en parler. Mais s’il le fait, il ne peut pas dicter les sujets de discussion. Les questions critiques? Pas les bienvenues. C’est un précédent unique dans l’histoire récente de la Bundesliga et un véritable point bas.

Certes, depuis son arrivée à Leipzig au début de décembre 2022, Max Eberl a été soumis à de nombreuses critiques, notamment de la part des supporters de Gladbach. Beaucoup de ces critiques, c’est vrai, ont dépassé les limites, surtout quand il s’agit du syndrome d’épuisement professionnel qu’il a annoncé lui-même.

Cependant, une grande partie des critiques acerbes à son encontre est de sa propre responsabilité.

Il se facilite la vie

En tant que directeur général à Gladbach, Eberl avait laissé entendre qu’il ne soutenait pas les pratiques commerciales à Leipzig (comme l’échange de joueurs avec d’autres clubs Red Bull). Il était donc surprenant d’apprendre qu’il avait accepté un nouveau poste exactement là-bas. Lorsqu’on lui a posé des questions à ce sujet, il a répondu de manière évasive et n’a pas donné d’informations claires. C’était également le cas lors de sa dernière apparition à la télévision le week-end dernier dans le « Doppelpass » sur Sport1. Maintenant, il en a apparemment assez – et préfère garder le silence sur Gladbach. Selon lui, tout a été dit à ce sujet. Dans une déclaration, il explique : « Je veux clore ce chapitre et aller de l’avant. »

Il se facilite ainsi la vie. Car pour beaucoup, tout n’a pas encore été dit. Au lieu de faire le ménage dans le passé et d’expliquer son changement d’avis, il exige de ne plus se voir poser de questions sur le sujet. C’est un clair auto-goal pour Eberl.

Cela montre également la compréhension de base de certains dirigeants de football de fuir la critique plutôt que de la confronter.

Attendre que la tempête passe au lieu de répondre – ce n’est pas une stratégie pour l’avenir.

Younès
Younès
Depuis mon enfance, le football a toujours été une de mes passions. J'adorais regarder les matchs de mon équipe favorite et passer du temps sur le terrain avec mes amis.