
Suite aux accusations de racisme portées contre Christophe Galtier dans un courriel de l’année dernière attribué à l’ex-directeur de Nice, Julien Fournier, Le Parisien a présenté les réponses de l’ancien manager du Paris Saint-Germain de ses anciens clubs.
Les propos de Roland Romeyer, co-président de Saint-Étienne
Roland Romeyer, co-président de Saint-Étienne, rejette toute suggestion selon laquelle Galtier aurait des opinions discriminatoires (« Je suis désolé ? Christophe Galtier, raciste ? C’est quoi cette absurdité ? ») et affirme que l’entraîneur n’a jamais fait une seule remarque raciste en huit années passées là -bas. Il ajoute que l’entraîneur s’est préoccupé du bien-être des joueurs lors d’une journée particulièrement chaude du Ramadan, lorsque l’équipe s’entraînait à Évian. Il explique que Galtier, craignant que les joueurs jeûnant ne souffrent de problèmes cardiaques, a fait venir un Imam de Saint-Étienne pour leur expliquer qu’ils pouvaient faire une pause dans leur jeûne pendant une activité physique intense. Il ajoute également que la question de la religion d’un joueur n’a jamais été abordée lors des discussions sur les transferts. La seule crainte était de perdre trop de joueurs en même temps à cause des obligations de la CAN pendant le mois de janvier.
Les pratiques de Galtier à Lille et à Nice
Le média ajoute que pendant les périodes de Ramadan à Lille, Galtier veillait simplement à ce que les joueurs jeûnant soient surveillés par l’équipe médicale. En ce qui concerne la gestion de son effectif, Galtier cherchait à éviter d’intégrer trop de joueurs de même nationalité afin d’éviter la formation de clans dans les vestiaires, pour des raisons d’équilibre au sein de l’équipe – mais jamais de discrimination fondée sur la couleur de peau ou la religion. À Nice, ajoutent Le Parisien, il laissait parfois les joueurs musulmans quitter les séances vidéo du vendredi plus tôt afin qu’ils puissent se rendre à la prière.
Les réactions de Julien Fournier et Christophe Galtier
Fournier, qui a quitté le club l’été dernier, a nié être responsable du contenu du courriel, tandis que Galtier, par l’intermédiaire d’une déclaration faite par son avocat à l’AFP, a réfuté les allégations « dans les termes les plus forts ».




Laisser un commentaire