GUIDE GFFN | Une note de l’éditeur avant le retour de la Ligue 1

Une saison de Ligue 1 singulière

À l’aube d’une nouvelle saison de Ligue 1, le fossé entre le PSG et le reste de la ligue n’a jamais été aussi prononcé. Les Parisiens, après leur premier triomphe en Ligue des Champions, ne s’attendaient pas à être défiés. Lens, à cet égard, a surpris de nombreux observateurs. Un nouveau défi, que ce soit de la part des Sang et Or ou d’ailleurs, serait le bienvenu, mais cela ne semble pas être à l’horizon ; la perception de l’invincibilité du PSG a été renforcée par leur deuxième titre consécutif en UCL. Déjà considérés comme la meilleure équipe de la division, la meilleure en Europe, et la meilleure équipe de l’histoire du football français, le PSG évolue sur une toute autre planète.

Le niveau de l’équipe et la politique de transferts

Ils disposent du meilleur onze de départ du football mondial, et leurs transactions en témoignent, avec l’équipe bis désormais sous l’œil attentif de Luís Campos. Des joueurs tels que Ferran Torres, Maghnes Akliouche et Mika Godts semblent être des améliorations par rapport à Goncalo Ramos, Lee Kang-in et Randal Kolo Muani. Ce sont les types de joueurs qui seront régulièrement alignés en Ligue 1, permettant à des talents comme Ousmane Dembélé, Khvicha Kvaratskhelia, Désiré Doué, etc. de réserver leurs meilleures performances pour les soirées sous les lumières de l’UCL.

La situation des autres clubs de Ligue 1

Pendant ce temps, le reste de la Ligue 1 a, pour l’essentiel, régressé. Marseille, au moment où ce texte est rédigé, n’a pas encore enregistré le moindre recrutement. Emprisonné par les restrictions imposées par la DNCG et l’UEFA, le club est en mode vente à tout prix. Ils commencent assurément la saison plus faibles que lors de leur dernière, quelle que soit l’évolution des derniers jours du mercato. Ils ne sont pas les seuls dans cette situation.

Lens et ses défis

Lens présente une qualité digne d’Icare, ayant été proche de contester le titre au PSG et ayant remporté leur premier titre de la Coupe de France. Un peu trop proche du soleil, un peu trop de succès, et ils ont chuté. Pierre Sage a quitté le club, tout comme Adrien Thomasson, Mamadou Sangaré, Malang Sarr, Allan Saint-Maximin et Welsey Said. Les Sang et Or ne repartent pas de zéro, mais l’ossature de l’équipe de la saison précédente a été fragilisée. Une répétition du succès de la saison passée relèverait du miracle.

La situation difficile des autres équipes

Lyons et Lille n’ont pas été dépouillés au même degré (pour le moment), mais on ne peut pas dire qu’elles sont plus fortes qu’au début de l’été, et ce dernier a remplacé le peu flashy mais fiable Bruno Genesio par l’excitant inconnu Davide Ancelotti. De leur côté, Monaco doit également faire face à des restrictions de la DNCG et a été contraint de vendre ses meilleurs éléments. Maghnes Akliouche a déjà quitté le navire, Folarin Balogun devrait les rejoindre, et Lamine Camara pourrait également partir avant la fermeture de la fenêtre de transfert. Seul Rennes semble échapper à cette tendance de déperdition de talents, mais ils doivent faire face à la compétition européenne pour la première fois en trois saisons.

Les défis financiers du football français

Ceci soulève de nombreux problèmes : A) le football français est en proie à une détresse financière sévère et B) la France demeure la meilleure usine à talents du football mondial. Aladji Bamba, Jérémy Jacquet et Mamadou Sangaré ont tous quitté après des campagnes éclatantes, et la rétention des joueurs est devenue presque impossible, même si cette incessante rotation s’avère préjudiciable pour le projet sportif. La quantité de talents attire les vautours, que ce soit sous la forme de clubs arrachant des jeunes espoirs ou de propriétaires de clubs étrangers recherchant leur part du gâteau ; 10 des 18 clubs de Ligue 1 cette saison font partie d’un modèle de multi-clubs.

Une nouvelle dynamique en Ligue 1

La Ligue 1 est devenue une escale, bien que captivante. Elle a toujours été animée par un effet de rotation, et jamais autant que cette année. En plus de l’afflux massif de joueurs pour compenser l’exode annuel, de nouveaux visages se retrouvent sur les bancs, avec 12 des 18 clubs changeant d’entraîneur pendant l’intersaison. Parmi eux, figurent des nominations prometteuses, comme l’Ancelotti déjà mentionné à Lille ou Filipe Luís à Monaco.

Un mélange d’anciennes et nouvelles ambitions

Il y a également des opportunités de rédemption, avec Will Still (Auxerre) et Liam Rosenior (Paris FC) en quête de réhabilitation après leurs échecs à travers la Manche, et de jeunes entraîneurs prometteurs tels qu’Alexandre Dujeux (Lorient) et Olivier Pantaloni (Nice) testés à un niveau supérieur. Ainsi, bien qu’une touche de nouveauté soit présente, il existe un sentiment écrasant de familiarité : celle d’un triomphe imminent du PSG et d’une révélation d’une nouvelle génération de stars. Il faudra s’attendre à de l’excitation et à des tensions – comme toujours – mais pas nécessairement sous la forme d’une course au titre.

Youns
Younès
Depuis mon enfance, le football a toujours été une de mes passions. J'adorais regarder les matchs de mon équipe favorite et passer du temps sur le terrain avec mes amis.