Robert Pires

« Muscle ton jeu Robert », la phrase d’Aimé Jacquet est passée à la postérité, pour qualifier Robert Pires, super milieu gauche, de la génération fantastique de Metz à la fin des années 90. L’ancien lorrain a failli même supplanter Zidane en 2002, avant qu’une rupture des croisés ne le prive de la Coupe du monde asiatique.

La fiche de Robert Pires

urlD’artagnan
29 octobre 1973
Milieu

Parcours en clubs :

25x25xstade_reims_919.png.pagespeed.ic.qSINRu0CXE 1991 – 1992 Stade de Reims
fc-metz_955.png,qitok=91GIDbPv.pagespeed.ce.asO2cKc2TL 1992 – 1998 FC Metz
olympique_de_marseille_929.png,qitok=KpKZp7qe.pagespeed.ce.UoL9M83BbB 1998 – 2000 Olympique de Marseille
25x25xarsenal_fc_783.png.pagespeed.ic.nV2ScPOd_s 2000 – 2006 Arsenal FC
25x25xvillarreal_cf_1631.png.pagespeed.ic.INg-VPHact 2006 – 2010 Villarreal CF
25x25xaston_villa_813.png.pagespeed.ic.b7A_EzsfjM 2010 – 2011 Aston Villa

Palmarès de Robert Pires

  • 1996 : Vainqueur de la Coupe de la Ligue (Metz)
  • 1998 : Champion du Monde (France°
  • 1999 : Finaliste de la Coupe UEFA (Marseille)
  • 2000 : Champion d’Europe (France)
  • 2001 : Finaliste de la Cup (Arsenal)
  • 2002 : Champion d’Angleterre (Arsenal)
  • 2003 : Vainqueur de la Cup (Arsenal)
  • 2004 : Champion d’Angleterre (Arsenal)
  • 2005 : Vainqueur de la Cup (Arsenal)
  • 2006 : Finaliste de la Ligue des champions (Arsenal)

  • 79 sélections en équipe nationale

Biographie Robert Pires

Sa carrière en club

Les débuts

robert-piresC’est chez les jeunes de Reims que Robert Pirès, portugais d’origine, se fait repérer par les recruteurs du FC Metz. Le jeune milieu gauche, timide et ambitieux, à la démarche en canard, va fait des débuts timides en D1 lors de la saison 1992-93, avant de gagner peu à peu du temps de jeu. C’est que comme beaucoup, Pirès a dû s’extraire du centre de formation, pour sortir du lot. Appelé très jeune en équipe de France junior, cette notoriété va lui permettre de s’installer définitivement dans le monde professionnel, surtout à partir de 1994 et du départ de Jean-Philippe Séchet. Au contact de glorieux anciens, comme Philippe Vercruysse, il va beaucoup apprendre pour enfin exploser lors de la saison 95-96.

Avec son pote Cyrille Pouget, sorte de n°9 à l’ancienne, incapable de dribbler mais aux appels destructeurs, ils forment un duo redoutés de toutes les défenses du championnat. Un reportage à telefoot leur est consacré : on les appelle les PP flingueurs, en écho aux artilleurs de Metz, le fameux duo Curioni – Braun qui sévissait en lorraine durant les années 70. Avec 11 buts, Pirès est le meneur d’une jeune équipe messine qui joue bien et qui remporte la Coupe de la Ligue contre Lyon en 1996. Pires, qui dispute l’Euro Espoir, se retrouve aussi à participer au JO, sous les ordres de Raymond Domenech.

robert-pires-a-conseille-cazorla_89864Les lorrains montent en puissance et, avec le départ de Pouget, Pires prend une plus grande envergure encore. 4ème en 1997, Metz lutte pour le titre en 1998, échouant à la différence de but avec Lens, qui est sacré grâce à un improbable but de Johan Lachor lors de l’ultime journée (1-1 à Auxerre).

Appelé en équipe de France, Pires est du groupe élargi retenu par Aimé Jacquet en vue de la Coupe du monde 1998. Alors qu’il pense être écarté, Pires ne fait finalement pas partie des 6 moutons noirs. Son profil, son humilité en font un élément intéressant. Globalement remplaçant, il participe à son niveau à l’aventure humaine de la coupe du monde. Jacquet n’hésite pas à le bousculer dans son confort, le fameux muscle ton jeu, pour un garçon charmant mais qui a du mal à vraiment s’affirmer.

Au-dessus du volcan

robert-piresAuréolé d’un titre de champion du monde, Pires quitte Metz et choisit l’OM, qui n’est pas réputé pour son calme olympien. Les phocéens ont sorti le grand jeu pour le séduire : jet privé, salaire de nabab… sous les ordres de Rolland Courbis, Pires arrive euphorique dans une équipe qui compte quelques sacrés lascars. Laurent Blanc, le Président, est patron d’une défense où évolue le boucher Patrick Blondeau. Au milieu, on a le jeune Peter Luccin et Frédéric Brando le porteur d’eau et devant, une triplette Dugarry – Maurice – Ravanelli qui a fière allure. L’OM fait une saison formidable avec notamment un OM-Montpellier de la 3ème journée qui est resté dans les annales. Menés 4-0 à la pause, les marseillais s’imposent 5-4. Pires est excellent et l’OM va malheureusement tout perdre cette saison, battu sur le fil par Bordeaux en championnat et par Parme (plus sèchement, 3-0) en finale de Coupe UEFA…

De son petit nuage, Pirès va vite descendre, car à Marseille rien n’est jamais simple. L’intersaison-99/00 est mal gérée : Blanc est quasiment viré pour cause d’âge avancé et le recrutement est moyen. Pires est promu capitaine un peu contre son gré et le brassard va peser une tonne à son bras, lui toujours aussi timide… Au fur et à mesure que la saison avance, le manque d’âme saute aux yeux et l’om s’enfonce au classement. La victoire 1-0 sur Manchester United en poule (but de William Gallas) est un trompe l’œil et après une déroute 5-1 sur le terrain de la Lazio, Courbis est viré. En crise, le club flirte avec la relégation. Les rats ont quitté le navire au mercato et l’Om se sauve de justesse (15ème). A côté de ses pompes, fragilisé mentalement par les caillassages de voitures, Pires attend la fin de saison pour partir lui aussi… Fin du rêve.

Robert PIRESL’Equipe de France reste la seule satisfaction d’une saison snoire. Le petit Robert s’est peu à peu affirmer chez les bleus et, sous la conduite de Roger Lemerre, il est de plus en plus aligné. Ce n’est pas un vrai titulaire, mais il rentre souvent en jeu. L’Euro 2000 va lui permettre de se faire un nom et asseoir enfin sa légitimité. La France s’est hissée jusqu’en finale sans trop de problème mais face à l’Italie, son meilleur ennemi, c’est compliqué. Menée 1-0, elle n’arrive pas à revenir, embourbeé dans une guerre de tranchée comme savent si bien le faire les italiens. Pires est lancé dans la bataille et Desailly lui lance un « maintenant à toi de montrer que tu vaux ta place » en guise de bienvenue… La France n’y arrive pas, on joue le temps additionnel et sur un dernier dégagement de Barthez Pires récupère le ballon côté gauche, prend ses responsabilités et décide d’y aller seul : débordement, centre en retrait au premier poteau, Sylvain Wiltord est à la réception, but… revenu de l’enfer, les bleus s’imposent dans la prolongation sur une superbe volée de Trezeguet. Ca y est le rite de passage est accompli.

La French connection

urlA l’été 2000, Robert Pires rejoint Arsenal et sa french connection (Patrick Vieira, Gilles Grimandi, Sylvain Wiltord et Thierry Henry) pour remplacer Emmanuel Petit parti au Barca. Sa première saison est une vraie réussite et Arsenal va jusqu’en finale de la Cup, défait par le Liverpool d’Owen. La saison suivante, Arsenal remporte le titre de champion d’Angleterre. A 298 ans, Pires est au sommet de sa gloire, titulaire indiscutable, tant en club qu’en équipe de France où il supplante presque un [[Zinedine Zidane|Zidane]) fatigué. Mais le destin s’emmêle et au mois de février, crack, la blessure tombe, rupture des croisés, adieu la coupe du monde, adieu la 2ème étoile… Il évite le naufrage asiatique (peut-être eut-il été là que les choses auraient été différentes) et entame six mois de rééducation… Il revient la saison suivante et goûte aux joies d’une victoire en Cup, atténuant la déception de la perte du titre dans les dernières journées. Lors de la saison 2003-2004, Arsenal est carrément invincible et réussit le tour de force de remporter le championnat sans une seule défaite. Il n’y a guère qu’en Europe que le club a du mal à briller.

Avec les bleus, Pires réalise son rêve, avec une participation à l’Euro 2004 au Portugal, son pays d’origine. Mais avec [[jacques Santini]], l’équipe de France, encore traumatisée par la Coupe du monde asiatique, n’y est pas vraiment. En poule, la victoire contre l’Angleterre 2-1 masque des carences à tous les niveaux. Les glorieux anciens, [[Marcel Desailly]] en tête n’y sont plus et l’équipe manque d’un véritable leader, comme [[Didier Deschamps]]. Les bleus se font éliminer sans gloire en quart contre la Grèce et pour Pires, cet échec est dur à vivre.

urlLe nouveau sélectionneur, [[Raymond Domenceh]] ; avec lequel il avait eu de bons rapports en espoir, est source d’espoirs, mais il va vite déchanter. La plupart des cadres partent à la retraite internationale et Pires espère incarner l’avenir, dans un rôle élargit, mais après un match nul à Chypre, Domenech écarte le londonien, sans réel motif. Les plus folles rumeurs circulent, une aventure avec Estelle Denis, son signe astrologique, tout y passe, mais Pires ne sera plus jamais rappelé. Ses déclarations dans la presse auront pesé lourd et son mea culpa à l’automne 2005 ne lui permettra pas de réintégrer le groupe en vue de la Coupe du monde 2006.

Revenu à un très bon niveau, après une baisse de régime en 2005, Pires et Arsenal font tout pour cette coupe du monde, ultime rendez-vous d’une génération dorée depuis le retour des cadres à l’été 2005 ([[Zinedine Zidane|Zidane]], [[Lilian Thuram|Thuram]] et [[Claude Makélélé|Makélélé]]). Arsenal réussit enfin un bon parcours en Ligue des champions et atteint la finale en 2006. Robert Pires est titulaire pour cette finale contre le Barca. Mais voilà, à la 18ème, sur une sortie hasardeuse, Jens Lehmann fauche l’attaquant, carton rouge direct. La victime collatérale s’appelle.. Robert pires qui sort. Alor en pleine discussion autour d’une prolongation, cette sortie prématurée est la goutte d’eau. L’ancien messin claque la porte.

Une fin de carrière en eau de boudin

urlIl s’engage donc en Espagne à Villareal, solide équipe espagnol au jeu alerte. L’équipe, entrainée par Pellegrini est très connotée AmSud, avec [[Juan Pablo Sorin]], Forlan, Riquelme. Pour Pires, tout se passe bien jusqu’à une nouvelle grosse blessure qui l’écarte 6 mois des terrains. A 33 ans, c’est compliqué mais néanmoins, à force de courage, il revient en force et obtient une très belle 2ème place en 2008, ultime fait d’arme d’une carrière bien remplie. En Ligue des champions, le sous-marin jaune fait un bon parcours, éliminé en quat par… Arsenal.

urlAprès une dernière saison en Espagne où Pires joue un peu moins, son contrat n’est pas renouvelé. Libre, il reste quelques mois au chômage avant de s’engager à Aston Villa où officie Gérard Houiller. Hélas pour lui, Pires ne joue quasiment pas. Au mercato, il engage des pourparlers avec les verts mais son âge rebute Romeyer : « Comme vous le savez, il y a deux présidents à Saint-Étienne, raconte Robert Pirès. L’un était d’accord, pas l’autre. C’est aussi simple que ça. C’est dommage car ça aurait pu être un challenge intéressant. Le problème, c’est que lorsque tu arrives à un certain âge, on a l’impression que c’est fini ! La seule exception en Europe, c’est Manchester United avec Ferguson, qui est capable de faire jouer Scholes et Giggs en même temps en Champions League donc, ça prouve que si le mec est sérieux et surtout s’il connaît son corps, il peut aller jusqu’à 40 ans sans problème…». Sauf que dans la réalité, à 38 ans, Pires n’est ni Giggs ni Scholes…

Que devient Robert Pires?

Aujourd’hui Robert Pires ne s’estime pas à la retraite. Bien que sans club, il s’est engagé dans une aventure improbable, en Inde où un championnat pro devait être créé… Mais en février 2012, l’ouverture du championnat a été repoussée sine die.

Depuis, il s’occupe comme il peut. Consultant sur BeIn Sport, il participe également à des rencontres avec le monde amateur…

 


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