INTERVIEW : Temps de jeu, mains, hors-jeu… La révolution de l’arbitrage avec Stéphane Lannoy
Le postulat de départ est de faire en sorte que les arbitres favorisent un jeu plus spectaculaire et attractif. Les consignes sont de jouer le plus possible au foot, à 11 contre 11, pour favoriser le spectacle. On veut fluidifier le jeu au maximum en évitant de siffler les microcontacts qui hachaient le jeu.
La gestion du second avertissement est également prise en compte avec une plus grande finesse dans la prise de décision afin d’éviter de pénaliser injustement une équipe en lui donnant un carton rouge si un joueur avait déjà été averti. Le temps de jeu effectif en Ligue 1 est proche de 56 minutes par match, ce qui est supérieur aux autres grandes compétitions européennes.
La célébration des buts est maintenant prise en compte, avec une déduction du temps perdu entre le moment où le but est marqué et le moment où le jeu reprend. Les exécutions de penalty peuvent également impacter le temps de jeu si elles sont retardées par des contestations ou des mouvements particuliers liés à la prise de décision.
En ce qui concerne les hors-jeux clairs, on demande aux arbitres assistants de lever tout de suite leur drapeau pour éviter des courses inutiles et des situations dangereuses pour les joueurs. Concernant les mains, l’interprétation reste délicate, mais cette saison l’accent est mis sur la position du bras ou de la main qui s’inscrit ou non dans un mouvement naturel du joueur. Il faut être précis sur ces considérations.
Enfin, les arbitres souhaitent être protégés par les acteurs du jeu, en responsabilisant davantage le capitaine ou un relais pour éviter l’image d’un arbitre encerclé par plusieurs joueurs, ce qui n’est pas une image positive du football.




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