Aperçu de la Ligue 1 : Nice tente sa chance avec Francesco Farioli, disciple de Roberto De Zerbi.


À surveiller : Terem Moffi – L’attaquant nigérian a explosé la saison dernière. Après un début de saison 2022/23 en forme éblouissante pour le FC Lorient, il a obtenu son transfert lucratif à l’OGC Nice en janvier. Dans une équipe niçoise en difficulté, Moffi a continué à performer et a terminé la saison avec 18 buts en Ligue 1 en 34 matchs. Moffi doit maintenant consolider sa montée en puissance et justifier son prix élevé. La Ligue 1 est actuellement dépourvue de joueurs de son profil, et il pourrait s’affirmer comme l’un des attaquants les plus prolifiques et dominants de la division.

Recrue à surveiller : Jérémie Boga – L’international ivoirien n’a pas réussi à reproduire ses performances de Sassuolo à l’Atalanta. Quelle version du joueur Nice héritera-t-il ? Le budget de Nice peut être qualifié de modeste, ce qui rend l’investissement de 18 millions d’euros de Boga significatif. On attend donc de lui qu’il soit un élément clé de l’équipe de Francesco Farioli cette saison. Le manager italien connaît bien Boga depuis son passage sous les ordres de Roberto De Zerbi à Sassuolo. Si Farioli peut aider Boga à retrouver ses repères à l’Allianz Riviera, Nice disposera d’un joueur dynamique et tenace, capable de changer le cours d’un match en un instant. L’attaque de Nice a souvent paru lente et stagnante la saison dernière, alors Boga est un renfort bienvenu.

Analyse de l’effectif : Il y a des lacunes dans toute l’équipe, bien qu’il n’y ait pas nécessairement l’argent pour les combler. Youcef Atal a toujours montré un grand potentiel, mais n’a pas réussi à endiguer le flot constant d’absences sur blessure. Le club n’a pas non plus acheté de latéral gauche qui incarne ses ambitions élevées. Farioli a de nombreuses options au milieu de terrain, mais cela pourrait ne plus être le cas à la fin de la saison. Khéphren Thuram est toujours au club, et s’il reste, Nice poursuivra ses objectifs avec une confiance accrue. Les options offensives du club sont également nombreuses et offrent une variété de profils différents.

Points forts : La force de Nice réside clairement en attaque. Moffi a été l’un des meilleurs buteurs de la Ligue 1 la saison dernière et Gaëtan Laborde a été prolifique une fois qu’il a retrouvé son rythme après la Coupe du monde. Le Français est très polyvalent et se sent tout aussi à l’aise sur les côtés qu’au centre. Boga est un renfort bienvenu et il permettra à Sofiane Diop de se développer avec moins de pression. Le jeune international français, arrivé l’année dernière en provenance du voisin AS Monaco, semblait jouer avec le poids du monde sur ses épaules. S’il retrouve sa confiance, il sera un atout considérable pour Farioli, particulièrement en sortie de banc. Badredine Bouanani est également un joueur excitant. Bien qu’il risque de voir son chemin vers des minutes régulières bloqué par Laborde, il a la capacité de faire une énorme différence. Jeune talent prometteur, cette saison pourrait être celle de la révélation pour l’international algérien. Alexis Claude-Maurice pourrait également se réaffirmer à Nice. Florent Ghisolfi l’a fait venir en prêt au RC Lens la saison dernière, et les signes indiquent que le directeur sportif, arrivé sur la Riviera à mi-chemin de la saison dernière, lui donnera une chance de relancer sa carrière à Nice. Les signes de son bon prêt à Lens (cinq buts, trois passes décisives en Ligue 1) suggèrent qu’il pourrait être un atout pour l’équipe de Farioli.

Points faibles : La défense n’est pas à la hauteur d’une équipe qui cherche à défier l’élite de la France. Melvin Bard n’est pas assez bon pour être le titulaire au poste de latéral gauche à Nice ; Atal est trop souvent blessé et son remplaçant, Jordan Lotomba, est un bon suppléant mais pourrait probablement être amélioré ; et à 39 ans, Dante handicape Nice. Un meneur incroyable avec une richesse d’expérience inestimable, son manque de vitesse contraint Les Aiglons à jouer plus bas et limite la façon dont Nice peut jouer. Les lacunes dans la défense de Nice sont donc flagrantes et doivent être comblées si l’équipe veut remonter dans le tableau. Les moyens financiers réduits du club pourraient conduire Nice à ne pas recruter dans certains de ces postes, ou à faire venir des options sub-optimales. Cela pourrait s’avérer une erreur coûteuse.

Verdict : Cette équipe de Nice est parsemée de talents individuels brillants, mais il reste indéniablement d’importantes lacunes à combler. Ghisolfi s’est forgé une réputation, grâce à son passage à Lens, en tant qu’opérateur habile, mais il a hérité d’un désordre à Nice. Ses conditions de travail n’ont pas été idéales cet été non plus, avec des frictions signalées avec d’autres membres de la hiérarchie d’INEOS et de Nice qui ont dominé la recherche d’entraîneur. Le Gym s’est finalement tourné vers Farioli, et c’est la nomination de l’entraîneur italien qui représente le plus grand risque pour Ghisolfi. Farioli manque d’expérience, et Nice espère que son passage avec De Zerbi à Sassuolo lui a donné les compétences nécessaires pour réussir seul. Son passage à Alanyaspor ne donne qu’une quantité très limitée de données. Lors de sa seule saison complète en Turquie, il a terminé cinquième. L’Italien de 34 ans, inexpérimenté, a maintenant la lourde tâche de relancer un projet en déclin, le tout au milieu des distractions provoquées par les tentatives des propriétaires du club de recruter à Manchester United. Farioli est la nomination d’entraîneur la plus risquée de Ligue 1 cet été, mais c’est aussi celle qui peut apporter la plus grande récompense. Un retour en compétition européenne est possible pour Nice cette saison.

Younès
Younès
Depuis mon enfance, le football a toujours été une de mes passions. J'adorais regarder les matchs de mon équipe favorite et passer du temps sur le terrain avec mes amis.