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Jean-Claude Larrieu

Gardien amateur à l’Aviron bayonnais, Jean-Claude Larrieu aurait pu rester dans l’anonymat du foot champêtre… Mais grâce à la magie de la Coupe de France, il va se faire repérer par Cannes en 1973. Devenu pro sur le tard, il va participer aux JO de Montréal en 1976, comme titulaire dans les but, côtoyant ainsi le temps d’un été des mecs comme Platini, Amisse, Battiston…

La fiche de Jean-Claude Larrieu

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23 Septembre 1946
Gardien

Parcours en clubs :

aviron_bayonnais_991.png,qitok=rDsBMRtU.pagespeed.ce.mq1-jI16ha 1966 – 1974 Aviron Bayonnais FC
as_cannes_2010_5488.png,qitok=p1wnield.pagespeed.ce.xL8odQ21Ds 1974 – 1980 AS Cannes

Palmarès de Jean-Claude Larrieu

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Biographie Jean-Claude Larrieu

Sa carrière en club

urlNatif de Bayonne, Jean-Claude Larrieu va passer toute sa jeunesse à l’aviron bayonnais, dans les bas-fonds des divisions inférieur. Le club asque est alors amateur et oscille entre D3 et D4. Bref rien à signaler pour Jean-Claude qui travaille à côté, comme tous les joueurs de l’équipe. Son destin va basculer en 1973. Bayonne, qui compte dans ses rangs quelques excellents jeunes, comme Jean-Louis Cazes ou Raymond Camus, fait un bon parcours en coupe de France et atteint le s 16ème, où ils affrontent Cannes, solide équipe de D2. A Bayonne dans ce qui deviendra le stade Didier Deschamps, les locaux tiennent la dragées haute aux azurées et Jean-Claude multiplie les exploits dans les bois, écœurant littéralement les attaquants ( [Jean-Paul Gaidoz]], Bernard Broggini, Max Dundov etc… Le s score est de 0-0 à la fin du temps règlementaire. Lors du match retour, Bayonne va de nouveau être héroïque et surtout son gardien. Poussées en prolongation, les cannois finiront par l’emporter 1-0, grâce à un but de Robert Muzzi à 3 minutes de la fin. Mais le héros s’appelle Jean-Claude Larrieu et le président azuréens décide de l’acheter.

C’est ainsi que notre basque bondissant, comme tous les basques en fait, découvre le monde pro, à 28 ans. Si la D2 est théoriquement pro, pas mal de clubs ont à cette époque un statut un peu hybride, avec des pros et des amateurs, comme Larrieu. Propulsé titulaire, Jean-Claude sait hisser son niveau de jeu, mais Cannes est toujours trop juste pour monter. En effet, le club échoue assez souvent autour de la 4ème place, ne parvenant pas à disputer les barrages.

En 1976, Larrieu est retenu en sélection olympique. A l’époque, l’équipe devait contenir un certain nombre d’amateurs et Jean-Claude en fait partie. Il s’envole donc pour Montréal avec le groupe France, qui compte les plus grands espoirs nationaux dans ses rangs : Michel Platini, Loïc Amisse, [Eric Pécout]], Patrick Battiston. En balance avec Henri Orlandini, Larrieu est titularisé dans les caisses. La France passe le premier tour sans encombre mais se fait sortir dès les quarts par la RDA, futur vainqueur du tournoi. Il faut dire que la double expulsion de Jean Fernandez et Paco Rubio à la 56ème a un peu plombé les chances de qualifs (le score était déjà de 2-0).

Cette parenthèse enchantée se referme et J-C retrouve son pain quotidien avec l’AS Cannes, qui continue à chercher à monter sans résultat. Pourtant quelques bons joueurs viendront renforcer l’équipe, comme Charly Loubet, [Leif Eriksson]], Sarr Boubacar…. Rien n’y fait. La fin de carrière de Larrieu se passe carrément en bas de tableau et il est bientôt concurrencé par un jeune gardien, Michel Dussuyer. Ce dernier va prendre sa place au cours de la saison 1979-1980. Cannes ratera la montée à pas grand-chose. Leader à 3 journées de la fin, le club concède 2 défaites, pour un nul lors des 3 dernières journées, et rétrograde à la 3ème place, manquant donc les barrages… La loose absolue. A 33 ans, Jean-Claude Larrieu décide d’en rester là plutôt que de jouer les doublures…

Que devient Jean-Claude Larrieu?

Après sa carrière, Jean-Claude Larrieu va rentrer au Pays Basque. Il sera pendant longtemps dans le staff de l’Aviron Bayonnais, avant de claquer la porte en 2010, en compagnie de pas mal de démissionnaires, officiellement « plus en phase avec les dirigeants de l’époque et car le club fonctionnait désormais en autarcie, et ne voulant pas cautionner certains évènements graves passés dans le club la saison précédente sans sanctions significatives. »

Il a donc quitté le foot pour le rugby, dans le club de Bayonne…


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