Zygmunt Maszczyk

Un des joueurs les plus populaires de l’équipe de Pologne 74, Zygmunt Maszczyk a tout connu avec sa sélection (champion olympique en 1972, vice-champion en 1976). Joueur emblématique du Ruch Chrozow, ce milieu gauche très technique a fini sa carrière à Valenciennes à la fin des années 70, mais une vilaine blessure brisa son élan.

En Bref

3 mai 1945

Défenseur

Saison Club Nb matchs Nb buts
1963 – 1964
Ruch Chorzow
13 3
1964 – 1965
Ruch Chorzow
23 4
1965 – 1966
Ruch Chorzow
19 1
1966 – 1967
Ruch Chorzow
24 3
1967 – 1968
Ruch Chorzow
26 3
1968 – 1969
Ruch Chorzow
25 6
1969 – 1970
Ruch Chorzow
21 3
1970 – 1971
Ruch Chorzow
26 6
1971 – 1972
Ruch Chorzow
25 6
1972 – 1973
Ruch Chorzow
24 1
1973 – 1974
Ruch Chorzow
29 3
1974 – 1975
Ruch Chorzow
24 1
1975 – 1976
Ruch Chorzow
28 0
1976 – 1977
Valenciennes Anzin FC
0 0
1977 – 1978
Valenciennes Anzin FC
36 4
1978 – 1979
Valenciennes Anzin FC
0 0
  • 1963 –1976 :



    Ruch Chorzow
     

  • 1976 –
    1979 :



    Valenciennes Anzin FC
     

  • 1968 : Champion de Pologne, Finaliste de la Coupe de Pologne (Ruch Chorzow)
  • 1970 : Finaliste de la Coupe de Pologne (Ruch Chorzow)
  • 1972 : Champion olympique (POLOGNE)
  • 1974 : Champion de Pologne, Vainqueur de la Coupe de Pologne (Ruch Chorzow)
  • 1974 : 3ème de la Coupe du monde (POLOGNE)
  • 1975 : Champion de Pologne (Ruch Chorzow)
  • 1976 : Médaille d’argent aux JO (POLOGNE)
  • 36 sélections en équipe nationale

Sa vie, son oeuvre

Sa carrière en club

Natif de la petite ville de Siemianowice, Zygmunt Maszczyk (Ziga, c’est plus simple) a fait ses gammes dans le petit club local avant de rejoindre le Ruch Chorzow au début des années 60. Capitale de la région Chorzow propose également aux jeunes footballeurs un des meilleurs clubs du pays. Maszczyk, pur gaucher, milieu offensif ou relayeur débute donc avec les pros lors de la saison 1963-64. 13 matchs, 3 buts et une technique éblouissante en font un des espoirs du club. Infatigable milieu relayeur, il s’installe rapidement dans le 11 type de l’équipe et son tempérament combatif, son attitude méfiante vis-à-vis des médias (dans un monde coco, ca le fait) en font la coqueluche des supporters du Ruch. Après une petite traversée du désert, Chrozow retrouve les titres. La saison 1967-68 marque le renouveau avec un titre de champion de Pologne et une finale de coupe, malheureusement perdue. En tête de gondole, on a Eugeniusz Faber, qui fera les beaux jours de Lens. 2 ans plus tard, le Ruch perd de nouveau en finale de Coupe.

En fait, Maszczyk explose au grand jour lors des JO de Munich en 1972. La Pologne arrive sur la pointe des pieds, n’ayant jamais fait parler d’elle auparavant. Mais dans l’équipe, on a l’ossature de la grande équipe de Pologne : Deyna, Lubanski, Gadocha, Marx, Lato. Les polonais, après avoir sorti l’URSS en demi domine la Hongrie (les JO à l’époque, c’est un truc de cocos). Bref, 2 ans plus tard, devenu international à part entière, il réalise le doublé avec son équipe du Ruch mais surtout participe à la Coupe du monde 74 en Allemagne. Titulaire sur son côté gauche, il contribue à l’étonnant parcours d’une Pologne que cette fois tout le monde apprend à connaitre. Milieu au trois poumon, il est surement le joueur à la plus grosse activité sur le terrain. Les Polonais terminent à une superbe 3ème place, manque de peu la finale (défaite 1-0 contre l’Allemagne). Malgré une notoriété croissante et les velléités de transferts, il reste fidèle à ses couleurs et ne connaitra pas d’autre équipe. Il glane un nouveau titre de champion en 1975 et l’année suivant, c’est aux JO qu’il brille de nouveau, terminant médaille d’argent avec les siens (défaite en finale contre une RDA surdopée).

Alors âgé de 30 ans, il est enfin autorisé à partir. C’est Valenciennes qui tente le coup, et rentre dans une long processus de recrutement. Après bien des tractations, Maszczyk débarque enfin dans le nord au mois de novembre. Il doit encore attendre de longs mois et l’homologation de son contrat pour pouvoir jouer. Malheureusement, il se blesse. Ses débuts sont donc longuement retardés et ce n’est que lors de la saison 19777-78 qu’il peut enfin revêtir la tunique rouge et blanche de son nouveau club. Taulier du milieu de terrain, en compagnie de Bruno Metsu et Philippe Piette, le régulateur polonais va largement contribuer au maintien du club. Les valenciennois, après un automne délicat finissent à une honorable 14ème place, grâce notamment à l’attaque Giachetti – Zaremba – Jeskowiak. Hélas, l’année suivante sera beaucoup moins rose. Le trio offensif susnommé quitte le club, de même que le gardien Christian Delachet, libre de tout contrat. Les recrues offensives (Serge Lugier qui vient d’Angoulême, et Roger Milla, arrivé au mercato la saison précédente, ne sont pas au niveau escompté. Pour Maszczyk et ses 34 ans, ça commence à être compliqué. L’arrivée de Dominique Vésir et une nouvelle blessure achèvent de précipiter sa fin de carrière. Valenciennes, après un bon départ, plonge inexorablement au classement et finit logiquement par descendre.

Que devient-il ?

Reconversion
A l’issue de sa période valenciennoise, Zygmunt Maszczyk rentre au pays. Il va jouer en amateur un temps au MCKS Czeladz avant de définitivement raccrocher.

Le régime se fissure de plus en plus au début des années 80, Ziga n’attend pas Solidarnosc et profite de l’opportunité qu’il a de s’installer en Allemagne, à Lüdenscheid. Il quitte complètement le monde du foot et revient à la vie civile. Aujourd’hui, il vit toujours là-bas et est à la retraite.