Vous êtes ici : Actu et info sur le football » Leonardo, milieu des années 90

Leonardo, milieu des années 90

Si les ailiers reconvertis latéral sont légions, les arrière-gauches reconverti numéro 10 sont moins nombreux. Léonardo est de ceux-là. Lui qui a privé Roberto Carlos de la Coupe du monde 1994 est devenu meneur de jeu au Japon, puis au PSG, formant un super duo avec Rai avant de faire le bonheur du milan AC. Un grand joueur.


Sommaire


La fiche de Leonardo

Poste : Milieu

Date de naissance : 5 septembre 1969

Pays : Brésil

– 60 sélections en équipe nationale du Brésil

Ses clubs successifs :

1987 – 1989 CR Flamengo
1989 – 1991 Sao Paulo FC
1991 – 1993 Valencia CF
1993 – 1994 Sao Paulo FC
1994 – 1996 Kashima Antlers
1996 – 1997 Paris Saint Germain
1997 – 2001 Milan AC
2001 – 2002 Sao Paulo FC
2002 – 2002 CR Flamengo
2002 – 2003 Milan AC

Son palmarès

  • 1991 : Champion du Brésil (Sao Paulo)
  • 1993 : Vainqueur de la Recopa (Sao Paulo)
  • 1994 : Vainqueur de la Coupe du monde (Brésil)
  • 1995 : Finaliste de la Copa America (Brésil)
  • 1996 : Champion du Japon (Kashima)
  • 1997 : Vainqueur de la Copa America (Brésil)
  • 1997 : Finaliste de la Coupe des Coupes (PSG)
  • 1998 : Finaliste de la Coupe du monde (Brésil)
  • 1998 : Finaliste de la Coupe d’Italie (Milan AC)
  • 1999 : Champion d’Italie (Milan AC)

Biographie de Leonardo

Joueur précoce, Léonardo Nascimento de Araújo, Leonardo tout court, commence sa carrière à Flamengo à 17 ans seulement. Pour lui, c’est un rêve de gosse car il peut jouer avec son idole, Zico, le Pelé blanc. Dans l’équipe, il y a aussi Sócrates, Carlos Mozer, Leandro, Bebeto, Aldair. Très doué techniquement, vif et bon passeur, Leonardo occupe le poste d’arrière gauche. Au brésil, les latéraux sont plutôt offensif et Leonardo obéit à la règle. Il restera en tout 4 ans à Rio, remportant au passage une Coupe du Brésil en 1990. Mais c’est à Sao Paulo que sa carrière décolle vraiment, avec un titre de champion du Brésil en 1991. C’est à cette époque qu’il fait ses premiers pas avec la Selecao, toujours au poste d’arrière gauche.

En 1991, il quitte son Brésil pour l’Espagne et le FC Valence où il va occuper le flanc gauche de la défense pendant deux saisons. Son toucher de balle soyeux, ces centres précis et ses contre-attaques en font un joueur très apprécié des supporters. Lors de sa première saison, il obtient une belle 3ème place. Eliminé au premier tour de la C3 par Naples, Valence confirme avec une 4ème place et une place de demi-finaliste de la Coupe du Roi.

Avec la proximité de la Coupe du monde, Leonardo, victime de Saudade, revient au Brésil, à Sao Paulo, pour une saison réussie, avec à la clé une Coupe intercontinentale et la Recopa, le tout sous les ordres de Tel Santana. Ses coéquipiers d’alors s’appellent Müller, Juninho Paulista, Cafu… Il en retrouvera quelques-uns durant la Coupe du monde 1994 où Leonardo prend la place de Roberto Carlos pour le poste de latéral gauche. Titulaire lors de la phase de poule, il sera expulsé en huitièmes à la suite d’un coup de coude sur l’américain Tab Ramos, qui passera du reste 3 mois à l’hôpital pour une fracture de l’os malaire. C’est donc du banc qu’il assiste au sacre du Brésil, qui triomphe de l’Italie aux tirs au but.

Après la Coupe du monde, Leonardo va tenter l’aventure au japon au Kashima Antlers, où il joue sous les ordres de Zico, devenu son ami. Il reste 3 ans au pays du Soleil levant, remportant le championnat en 1996. Durant cette période, Zico va le repositionner en meneur de jeu excentré côté gauche et c’est à ce poste qu’il joue et perd la finale de la Copa Sudamericana en 1995.

En 1997, il revient en Europe et s’engage avec le PSG où il retrouve Rai. Les 2 brésiliens forment une belle paire offensive qui va régaler les supporters. Leonardo marquera 10 buts en tout, éliminant notamment Liverpool en C2. Le PSG atteint la finale de la Coupe des Coupes, mais doit s’incliner contre le Barça 1-0 sur un pénalty de Ronaldo. La seule déception de la saison sera la 2ème place, derrière un Monaco intouchable. Avec la sélection, il remporte la Copa Americana, portant dans le dos le numero 10 de Pelé et Zico. Auteur d’une excellente saison Leonardo est alors débauché par le Milan AC qui met 10M sur la table.

Leonardo débarque dans une équipe de star, avec Paolo Maldini, Edgar Davids, Roberto Donadoni, Patrick Kluivert, Georges Weah, Dejan Savicevic, Zvonimir Boban. Sa première saison est pas mal mais c’est surtout la suivante qu’il va faire ses plus belles choses, avec 12 buts et un Scudetto au bout du parcours. Entre-temps, avec le Brésil, il a participé à la Coupe du monde 98, jouant les 7 matchs de son pays ; Le Brésil s’incline en finale face à la France… Après ça, on peut mourir tranquille, tout ça, et un, et deux, et trois zero… Cette compétition sera sa dernière œuvre, malheureusement inachevée. C’est finalement au Milan que Leonardo inscrit donc ses plus belles pages, entrant dans le hall of fame du club. Il y restera jusqu’en 2003, avec une saison au Brésil, et des passages à Flamengo et Sao Paulo. Malheureusement pour lui, il ne remportera donc jamais la Ligue des champions, le Milan traversant une époque de crisounette et barré par la juve, le Real ou Valence. Joueur très apprécié, il a connu une très belle carrière et marqué le PSG, même s’il n’y sera resté qu’une saison.

Que devient-il ?

Après avoir rangé les crampons en 2003, Leonardo va suivre le chemin de rai, se lançant dans le carritatif, avec la Fundação Gol de Letra et la Fondazione Milan. Consultant de luxe pour la BBC lors de la Coupe du monde 2006, il est également recruter pour le Milan AC, étant notamment à l’origine de la venue de Kaka

En 2009, Leonardo, directeur technique du Milan depuis 2007 devient entraineur un peu par la force des choses entraineur de l’équipe première, suite au départ de Carlo Ancelotti à Chelsea. En tant qu’ancien champion du monde, il est exempté d’avoir ses diplômes d’entraineur… Adepte d’un football résolument offensif, il démarre sa carrière de coach par une défaite 4-0 dans le derby milanais, mais va peu à peur redresser la barre. 2ème à la trêve, avec une victoire 3-2 à Madrid contre le Real et 3-0 contre la Juve, le Milan AC fait une bonne 2ème partie de saison, mais se fait éliminer dès les huitièmes par Manchester United en C1. En fin de saison, les premières dissensions avec les dirigeants milanaise apparaissent t Leonardo quittera le club en 2010.

Sondé par l’OL, c’est à l’Inter, chez l’ennemi juré, que Leonardo va rebondir. Il est nommé le 24 décembre 2010 et va finir la saison, remportant au passage la Coupe d’Italie.

Avec la reprise du PSG par les Qataris en 2011, Leonardo devient Directeur sportif du PSG. Il épuise son carnet d’adresse pour faire venir une pléiade de bons joueurs : Momo Sissoko, Jérémy Ménez, Salvatore Sirigu, Diego Lugano, Thiago Motta mais surtout Javier Pastore pour 40 M€. Le club est leader à la trêve, mais vire son entraineur Antoine Kombouaré au profit d’Ancelotti. En fin de saison le PSG n’est plus que 2ème, derrière … Montpellier. Un temps sur la sellette, le brésilien passe bien l’été, avec un chéquier bien rempli : le PSG envoie du bois, dépensant 100 M€ pour Ezequiel Lavezzi et Thiago Silva ou encore Zlatan Ibrahimovic ainsi que Lucas Moura et David Beckham lors du mercato hivernal. Bon là, le titre semble promis au PSG.


Roulion
Fiche mise en jour en 2013