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Fabrizio Ravanelli, attaquant des années 90

Fabrizio Ravanelli fait ses grands débuts dans le club de son cœur dès l’âge de 18 ans, à Perouse en série C2. Sous les couleurs de sa ville natale, le jeune Fabrizio, qui a déjà les cheveux blancs plante 41 buts en l’espace de 3 saisons et attise quelques convoitises.


Sommaire


La fiche de Ravanelli

Poste : Attaquant

Date de naissance : 11 décembre 1968

Pays : Italien

– 22 sélections en équipe nationale d’Italie

Ses clubs successifs :

1986 – 1989 Perugia AC
1989 – 1989 US Avellino
1989 – 1990 US Casertana
1990 – 1992 Reggina Calcio
1992 – 1996 Juventus Turin
1996 – 1997 Middlesbrough FC
1997 – 1999 Olympique de Marseille
2000 – 2001 Lazio Rome
2001 – 2003 Derby County
2003 – 2003 Dundee FC
2004 – 2005 Perugia AC

Palmarès de Fabrizio Ravanelli

  • Vainqueur de la Coupe UEFA : 1993 Juventus
  • Vainqueur de la Supercoupe d’Italie : 1995 Juventus
  • Champion d’Italie : 1995 Juventus, 2000 Lazio Rome
  • Vainqueur de la Coupe d’Italie : 1995 Juventus, 2000 Lazio Rome
  • Vainqueur de la Ligue des Champions : 1996 Juventus
  • Finaliste de la Coupe UEFA : 1995 Juventus
  • Finaliste de la Coupe d’Angleterre : 1997 Middlesbrough
  • Finaliste de la Coupe de la Ligue : 1997 Middlesbrough
  • Finaliste de la Coupe UEFA : 1999 Olympique de Marseille

Biographie de Ravanelli

Fabrizio Ravanelli fait ses grands débuts dans le club de son cœur dès l’âge de 18 ans, à Perouse en série C2. Sous les couleurs de sa ville natale, le jeune Fabrizio, qui a déjà les cheveux blancs, plante 41 buts en l’espace de 3 saisons et attise quelques convoitises et fait monter le club en série C1. En 1989, il part à la conquête de l’Italie d’en bas. Arrivé à l’US Avellino, il ne joue que 7 matchs avant de se relancer dans le sombre club de Casertana, en serie C1. Il retrouve ensuite la série B à l’AC Reggiana, club plus connu pour ses pizzas que son football. A la pointe de l’attaque Fabrizio redonne des couleurs à un club en perte de vitesse. Sur les mêmes bases qu’à Pérouse, il plante 24 buts en 2 saisons et la Juventus s’intéresse à lui.

Chez la vecchia signora, Ravanelli est associé à Vialli et soutenu par le prince du catogan, l’immortel Robby Baggio, coqueluche du foot en Italie. Le club est alors le faire-valoir d’un Milan AC indestructible et la situation n’a que trop duré. Sous le maillot Bianconero, Fabrizio forge sa légende et son palmarès. Déjà vainqueur de la Coupe UEFA 1993, la grande année de Fabrizio sera 1995 : championne d’Italie, la Juve gagne la coupe d’Italie et perd en finale de l’UEFA. Il intègre alors l’équipe nationale. « Quand le fax de la fédération arrive et que toute la famille vient te soutenir. Il n’y a pas de rêve plus beau que cela et c’est mon plus grand souvenir. ». Au sommet de son art, Penne Bianca gagne la Ligue des Champions l’année suivante, marquant en finale contre l’Ajax Amsterdam, champion d’Europe en titre. Son bilan sous les couleurs bianconeri est assez sympathique avec 41 réalisation en 111 matchs. S’il 28 ans, il en paraît 10 de plus avec ses cheveux blanc à la Bettega. La Juve le cède alors au club anglais de Middlesbrough. En Angleterre, Fabrizio réalise une bonne saison avec 17 buts mais une blessure l’empêche de débuter la saison 1997/98.

C’est alors que l’OM, et son nouveau mécène RLD entrent en action. Bien décidé à retrouver au plus vite son rang perdu après l’affaire OM VA, le club phocéen injecte de l’argent sur le marché et en septembre « l’OM s’offre un crack », titre l’Equipe. Ravanelli débarque dans le championnat. « Je ne voulais pas rester en Angleterre car ma famille ne s’y sentait pas bien. Il y a eu l’opportunité de venir à Marseille. Rolland Courbis m’en a parlé et j’ai tout de suite compris que ce club était fait pour moi. Tous les supporters en ont dans le cœur et aiment les joueurs qui donnent tout sur le terrain, comme ils disaient : « qui mouillent le maillot ». » Ravanelli dope l’équipe et l’OM termine 4ème. Véritable renard des surfaces, il apporte toute la roublardise et la provocation qui ont fait la réputation des attaquants italiens. « La rapidité a toujours été mon point faible. Avec mon poids et ma taille, il était difficile d’avoir une grande vitesse d’exécution. Mais, ma qualité c’était ma puissance et ma constance. Je n’étais pas un Ronaldo mais j’aimais participer au jeu et beaucoup bouger. » Ainsi il restera dans le mémoires ce fameux match au Parc des princes, quelques semaines après son arrivée. Alors que les deux équipes sont à égalité, Ravanelli entre dans la surface côté gauche. Eric Rabésandratana tend la jambe et Penne Bianca s’écroule. Pénalty indiscutable selon l’arbitre. Et pourtant en y regardant de plus près, on s’aperçoit que Rabé est trop court comme souvent et que l’italien se fait un croc-en-jambe… Fureur dans les tribunes. Si ce soir là l’OM gagne les 3 points, elle le paiera la suite du championnat, Ravanelli se faisant découper dans la surface avec la bénédiction du corps arbitral. Aujourd’hui, il s’explique « C’était un match très important pour les Marseillais. A un partout, à dix minutes de la fin, il m’a touché involontairement. Même s’il ne l’a pas fait exprès, il y avait penalty. C’est ça la vérité. Cela a donné une fausse image de moi et tous les arbitres ne me sifflaient plus de penalty par la suite. C’était une période difficile et j’ai même pensé quitter Marseille » 31 buts sous le maillot marseillais, Ravanelli est un des grands artisans de la formidable saison 1998/99, qui verra les olympiens échouer à la fois pour le titre et la conquête de la Coupe de l’UEFA… Même s’il évoluera au final un peu plus d’une année sur la Canebière, il laissera une belle emprunte : celle d’un grand joueur passé à une époque où l’OM avait sans doute la meilleure équipe depuis 10 ans.

Malheureusement l’intersaison est mal gérée, l’OM rate son entame de championnat et est ridicule lors de la 2ème phase de C1. Ravanelli quitte l’OM pour la Lazio Rome. Il termine champion d’Italie avec le club romain. Après une nouvelle saison, il retourne en Angleterre, à Derby County, puis en Ecosse à Dundee. Il terminera sa carrière là où tout a commencé à Pérouse.

Que devient-il ?

Aujourd’hui Penne Bianca vit toujours à Pérouse, dans la grande maison familiale bâtie par son père. Il jouit d’une retraite méritée et pense au futur, partagé entre l’exploitation familiale et sa reconversion footballistique. En effet, son domaine est couvert d’oliviers et il entreprend de se lancer dans une production d’huile d’olive extra-vierge. Il s’occupe également en étant consultant à la RAI.

Mais la grande ambition de Fabrizio est de devenir entraîneur. Il a déjà passé ses diplômes auprès de la Fédération italienne et est aujourd’hui dans l’expectative : « Si j’ai une proposition intéressante, j’y réfléchirais. Pour l’instant je prends mon temps et on verra l’an prochain. ». Bien entendu l’OM l’intéresse :« J’aimerais bien y arriver. Entraîner l’OM, ce doit être quelque chose d’extraordinaire. Toute cette passion du stade Vélodrome, cette pression médiatique…Vous m’avez donné beaucoup de fierté, vous avez un grand cœur et j’espère revenir un jour comme entraîneur afin de gagner ce que je n’ai pas pu gagner comme joueur. » Un joli message à l’endroit des supporters marseillais.

Il s’était même proposé à l’été 2006, mais le staff a préféré Albert Emon. Depuis il attend son heure… Il a terminé major de sa promotion d’entraineur.


Roulion
Fiche mise en jour en 2013