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Lionel Prat

Attaquant breton formé à Quimper, Lionel Prat aura fait les « beaux » jours du FC Sochaux avant de voyager plus intensément: Lorient, Le Havre, Nice, Laval et Angers auront été les points de chute d’un joueur qui aurait assurément pu prétendre à une plus belle carrière…

La fiche de Lionel Prat

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20 janvier 1971
Attaquant
 
 
 
  
 
 
 
 
 

Parcours en clubs :

25x25xquimper_cfc_792.png.pagespeed.ic.oaftCDP_GI 1989 – 1990 Quimper CFC
fc_sochaux_5515.png.pagespeed.ce.8WLIxaZlds 1990 – 1996 FC Sochaux
25x25xfc_lorient__2010_5381.png.pagespeed.ic.2DXyNNmTh- 1996 – 1997 FC Lorient
25x25xlogo_hac_2012.png.pagespeed.ic.qkgymBqkNi 1997 – 1999 Le Havre AC
ogc_nice_943.png.pagespeed.ce.yC9BtWz_sv 1998 – 2001 OGC Nice
stade_lavallois_886.png.pagespeed.ce.3A-I3qDVwQ 2001 – 2002 Stade Lavallois
25x25xsco_angers_918.png.pagespeed.ic.rUtSusfqgA 2002 – 2003 Angers SCO

Palmarès de Lionel Prat

Néant

Biographie Lionel Prat

Sa carrière en club

urlLionel Prat voit le jour en janvier 1971 dans la ville de Quimperlé. Comme tout breton qui touche un peu le ballon, il prend une licence dans le club de Quimper. Il aurait tout aussi bien pu aller à Brest, mais cela faisait sûrement trop loin pour Lionel qui préférait rester près de chez lui… En 1989, il s’impose à 18 ans dans l’équipe une de Quimper, alors en Deuxième Division. 29 matchs et 3 petits buts plus tard, le FC Sochaux lui propose un contrat. Lionel coupe alors le cordon qui le relie à sa Bretagne natale pour rejoindre les frimas du Doubs à l’été 1990…

Commence alors une belle histoire entre le club et le joueur. Très rapidement, il s’impose dans le onze, et gagne ses premières sélections en équipe de France Espoir. Sur le terrain, en revanche, il éprouve quelques difficultés pour mettre au fond le peu d’occasions qu’il se procure. Aux côtés de Mickael Madar ou Alain Caveglia, l’attaque finit bonne dernière du championnat, et les Lionceaux ne se sauvent que grâce aux défections de Bordeaux, Brest ou encore Nice, malgré leur dix-huitième place. En dépit des joyeux yougos Faruk Hadzibegic ou encore Mehmed Bazdarevic, et le talent intermittent (de juillet à octobre et d’avril à juin…) de Francisco Carrasco, Sochaux ne parvient pas à s’extirper du bas de tableau. Lionel enquille les années presque plus rapidement que les buts, et gagne une place à part dans le coeur des supporters sochaliens. Une sorte de pré-Mickaël Pagis en somme, la technique en moins… Malgré son inefficacité chronique, Prat garde la confiance de Sylvester Takac, le facétieux entraîneur du FCSM. Mais à force de jouer avec le feu, on finit toujours par se brûler, et Sochaux tombe en D2 à la fin de la saison 1994-1995, miné par les impostures qui ont rejoint le club: Jérôme Gnako ou Etienne Mendy, ou les jeunes qui ne confirmeront jamais: Nicolas De La Quintinie ou encore Laurent Croce, à ne pas confondre avec Laurent Croci également ancien sochalien. Enfin bref, le club finit vingtième, tout le monde se sauve, mais pas Lionel, qui veut payer sa dette envers le club en l’aidant à remonter aussi sec. Dans sa rude tâche il sera aidé par Bazdarevic ou un Mendy enfin à son vrai niveau, auteur de 17 buts cette saison-là. Mais tout cela ne suffit pas, et Sochaux vegète en D2. Lionel a des opportunités, qui plus est dans sa région d’origine; c’est donc avec le coeur gros qu’il troque sa tenue de lionceau pour celle de merlu…

Mais faut pas rêver non plus, Lorient est à l’époque un bon club de D2, sans plus. La D1 n’est pas pour demain, et Lionel débarque dans un club familial qui recherche juste à exister tranquillement à son niveau. Sous la houlette du sorcier Christian Gourcuff, Lionel se trouve une efficacité jusque-là presque inhabituelle: il va inscrire 12 buts, formant avec Bernard Bouger un duo d’une redoutable habileté à perforer les (faibles) défenses de D2. L’air du large ressource le brave Lionel, qui néanmoins ne poursuivra pas l’aventure avec Lorient; le club doyen du championnat vient chercher le goléador pour lui remettre le pied à l’étrier en D1.

Au Havre, Lionel connaîtra une saison tranquille avec son club, bien calé dans le ventre mou de la D1. Titulaire occasionnel, Lionel se contente de son statut de joker en claquant 6 buts pour contribuer à la tranquillité ambiante. Dommage pour lui, Denis Troch semble apprécier davantage Cyrille Pouget ou Miladin Becanovic… On se demande bien pourquoi! Néanmoins, il est en D1, et joue. Cela suffit à le convaincre de rester. Mais à l’hiver 1998, l’OGC Nice, dans une panade sans nom, est lanterne rouge de D2. Lionel accepte le challenge qui lui est proposé et rallie la Côte-d’Azur.

A Nice, Lionel devra composer avec David Andréani, Kaba Mané, Alon Mizrahi (Sérieuse imposture celui-là!), Laurent Sachy le play-boy, Patrice Alberganti ou le petit Franco Vignola… Une vague de décès inexplicables de mouettes eut d’ailleurs lieu cette année-là. En une demie-saison, Lionel marquera 4 buts et finira meilleur buteur du club, à égalité avec le fantasque argentin Pablo Rodriguez, pourtant milieu. Mais il ne se fera pas adouber pour autant par les difficiles supporters niçois, pas vraiment reconnaissant de l’apport pourtant bien réel de Lionel pour la deuxième partie de la saison. Il restera encore trois saisons au club, à essayer de se faire respecter par les supporters. Il quittera l’OGC Nice sans avoir réussi son pari, mais en ayant quand même marqué 20 en deux saison et demie, et en ayant eu dans les pattes outre les précités plus haut, Alphonse Tchami, Emiliano Romay ou encore Gustavo Vassalo, symboles de l’inconscience de la cellule de recrutement niçoise et de l’incohérence de la période « romaine » de l’équipe dirigeante…

C’est un attaquant expérimenté qui pose son sac au Stade Lavallois. A trente ans, Lionel n’a plus rien à prouver, d’ailleurs il ne prouvera rien au Stade Francis-Le-Basser. Rapidement blessé, son corps semble avoir de plus en plus de mal à supporter les contraintes de la vie de footballeur professionnel. Il disputera 11 malheureux petits matchs, et pas un seul but… En toute logique, il n’est pas conservé par Laval, et se retrouve donc sans club.

C’est Angers, en National, qui lui tend la main. Lionel participera à la montée en Division 2, mais, victime de blessures à répétitions, il préfère arrêter là dessus plutôt que de tenter le diable et avoir l’air ridicule. C’est donc un bon joueur de club qui tire sa révérence, à seulement 32 ans.

Que devient-il ?

Lionel n’a pas vraiment de pistes pour rester dans le monde du football; alors après un an à chercher quoi faire, il s’associe avec un ami à lui pour monter un complexe indoor de football en salle
en Bretagne. Il rejoint également la société de Stéphane Plancque, une société qui fabrique des pelouses synthétiques afin d’équiper des nouveaux stades ou des pelouses miteuses…
Faut croire qu’il a plus le sens des affaires que celui du but le Lionel!


3 Commentaire(s)

  1. il n’a pas fini sa carrière à Angers,il signe une licence amateur à l’espérance de sainte Hélène en 1er division de district dans le Morbihan.je peux vous le certifier,c’est moi qui a fait la demande de mutation et je suis toujours le secrétaire du club ( depuis 1987!! 30 ans)il a fait une saison honorable sans plus et il était aussi la ‘cible’ tous les dimanche.garçon sympa,discret voire timide.il se blesse en milieu de saison et arrête ensuite le foot définitivement.

  2. je voulais juste me renseigner,sur la suite de la carrière de lionel après Sochaux et savoir se qu’il est devenu.

  3. je me souviens,dans les années 90,l’avoir vu,étant au stade, lionel Prat avait réussi 3 buts lors d’un match de L1:Auxerre-Sochaux,pour les visiteurs bien sur. Étant supporter de Sochaux,j’ai cru sur le coup,que l’on avait trouvé le meilleur buteur de tout les temps,mais se ne fut qu’un coup épée dans l’eau.
    Mais joueur, très sympathique, quand même de mémoire,très apprécié à Bonal,comme vous l’avez mis dans votre commentaire.

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