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Andre LEROND

andre_lerond-equipe-france-58Solide défenseur, rapide et doté d’une excellente relance, André Lerond a fait toute sa carrière ou presque à l’OL, sans jamais rien gagner. Il terminera sa carrière au Stade Français. International, il participera à la Coupe du monde 1958 et causera 3 ans plus tard, l’élimination des bleus en barrage contre la Bulgarie, inscrivant contre son camp l’unique but de la rencontre.

Sa fiche

  • Poste : Défenseur
  • Date de naissance : 6 décembre 1930
  • 31 sélections en équipe nationale

Ses clubs

  •     1951 – dec 1951 : AS Cannes AS Cannes
  •     Dec 1951 – 1959 : Olympique Lyonnais Olympique Lyonnais
  •     1959 – 1963 : Stade Français Stade Français

Son palmarès

  •     1954 : Champion de France de D2 (Lyon)

Sa biographie

Natif du Havre, André Lerond est contraint d’émigrer dans le Cotentin, à Coutances, en raison de la guerre. C’est là qu’il va faire ses premiers pas footballistiques. Orphelin très tôt, il est élevé par son grand-père qui décède à son tour. Livré à lui-même il s’oriente vers une carrière de comptable. Sa vie bascule à l’été 1951. Alors qu’il est en vacances à Antibes, Monaco joue un match amical contre St Raphael. Il manque un défenseur au club princier et André fait un essai, qui s’avère concluant. Monaco veut l’engager, mais André préfère rejoindre l’AS Cannes dirigé par Lucien Troupel. Il ne restera cependant que quelques mois sur la croisette. En effet, en proie à de graves difficultés financières, le club est contraint de céder une grande partie de ses joueurs.

C’est ainsi qu’André Lerond débarque à Lyon le soir de Noel 1951. Solide défenseur, capable de jouer un peu partout, très vif et doté d’une excellente relance, il ne va pas tarder à s’imposer dans l’arrière-garde du club rhodanien. Toutefois, il ne peut empêcher son club de descendre. Après une saison sans gloire en D2, qui lui permet toutefois de s’adjuger une place de titulaire, André va participer grandement au titre de champion de D2, glané en 1954. Il est d’ailleurs nommé capitaine de l’équipe et officie dans la défense avec le jeune Marcel Nowak et Gilbert Bonvin. Par la suite, l’OL va se maintenir chaque saison, officiant plutôt en bas de tableau. Malgré des résultats en club assez moyen, la notoriété d’André va aller grandissant, grâce à ses qualités personnelles. Et puis arrive l’année 1956. Débute en Algérie une guerre qui alors ne dit pas son nom, et comme beaucoup de jeune de sa génération, direction l’Afrique du nord pour le service. Isolé au sud de Tlecem, affamé, son service lui laissera de graves séquelles sur sa santé. Au bout de 6 mois, il parvient à rentrer en France et retrouve Lyon.

Ainsi, il est appelé en équipe de France à partir de 1957, alors que Lyon termine la saison à 12ème place. Retenu pour disputer la coupe du monde 1958, il sera titulaire derrière aux côtés de Robert Jonquet et Raymond Kaelbel. Ainsi il aura le privilège de jouer contre le jeune Pelé. Auréole d’une 3ème place à la coupe du monde, il va s’installer durablement en équipe de France mais manquera l’Euro 1960 en raison d’une vilaine blessure

En effet, en 1959, il décide de rejoindre le Stade Français. A titre personnel, il fera une bonne saison, terminée sur un brancard. En effet, à la suite d’une maladie contractée en Algérie, il passe 6 mois sur le flanc. L’équipe, construite à coup de million, n’en n’est pas vraiment une. L’ambiance n’est pas très bonne et André, qui avait quitté l’OL pour jouer autre chose que le bas de tableau se retrouve à piocher pour ne pas descendre. La saison 1960-1961, il la passera donc à l’infirmerie, pendant sa place en bleu. Le Stade se sauve à la dernière journée, après avoir passé une bonne partie de la saison en position de relégable. Là encore, malgré des résultats en club décevants, André garde la confiance du sélectionneur. Néanmoins, il va couter la qualification pour la coupe du monde. A égalité, avec la Bulgarie, un match d’appui est nécessaire pour départager les 2 sélections. Ce soir-là, André Lerond sera l’unique buteur de la rencontre, marquent un csc. Il raccrochera là-dessus. Son dernier match, il le joue le 5 mai 1963… contre Lyon. La boucle est bouclée. Joueur exemplaire, André n’aura jamais eu la chance d’évoluer dans un club digne de son talent. Il aura certes évolué avec quelques tout bons, comme Georges Carnus ou Charly Loubet, il lui aura manqué la présence de vraies stars pour espérer remporter un titre.

Que devient-il ?

Après sa carrière, André Lerond quitte le monde du football. Sa reconversion, il va se la faire à la force du poignet, lui le joueur discret et élégant, gros travailleur, modèle de droiture et de rigueur professionnel, il va gravir les échelons chez une chaîne nationale de distribution pour l’essuyage industrielle. Il finira directeur commercial avant de prendre sa retraite.


Roulion
Fiche mise en jour en 2013

3 Commentaire(s)

  1. De gouville, puis CSC( en 1954) et Coutain , je me souviens que tu m avais remis la » coupe du monde  » dans la cour de recre du bas au lycée
    Je t ai ensuite revu a st lazare lorsque tu jouais au stade francais ( tendinite du mollet a l époque) et enfin a Concarneau pour le jubile Gianessi en ? 1992?
    Je garde aussi le souvenir d agon ,lorsque en 1947,tu descendais en vélo au Tertre avec Francis avant d intégrer le « Baz » en sept. 1948. ( censeur : l affreux David)
    Je vais quelquefois a Roanne ( st alban les eaux) et j aurais été très heureux de te revoir, mais pas de tel
    Ce message te parviendra ,j espère. Amitiés Michel Pannier

    • Jean-Claude Touron

      Bonjour,
      Je suis le neveu d’André Lerond. Vous comprendrez aisément que je ne puisse vous donner son n° tel. sans son accord, car je suis actuellement dans les DomTom et je ne le verrais que vers la fin Mars.
      Par contre je lui transmettrai votre message.
      Bien cordialement
      JC Touron

      • Bonjour André
        J’avais quelques photos à te transmettre
        Du CSC en 1955 ( match à Paul mandrell ..les Piliers contre stade malherbe 1 ) ou tu reconnaîtrais quelques uns de tes anciens coéquipiers ( Adam,Lerouge,Chancé,Olier ,Troisième,) …j’étais le seul junior de l’équipe et j’avais connu les semelles de Léonce.
        Depuis  » belle lurette » , j’avais aussi une série sur votre match jubilé Gianessi à Concarneau ( anciens 1958)
        Je serais heureux de t’envoyer l’ensemble
        Bonne santé André ( ps : j’habite Port la Foret. Près de Concarneau ))

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