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Christophe DUGARRY

Christophe Dugarry débute à Bordeaux en 1988. Il sera un des grands artisans de la remontée en D1 en 1992, avec un titre de L2. Fer de lance de l’attaque girondine au côté de Didier Tholot, il qualifiera à lui seul Bordeaux face à l’ogre milanais en quart de finale de C3. Il jouera également pour le Milan AC, le FC Barcelone et l’OM. En Equipe de France, Duga a lancé la campagne victorieuse des Bleus de 1998 en inscrivant le 1er but de la France, c’était face à l’Afrique du Sud.


Sommaire


La fiche de Duga

Dugarry, bleus

Poste : Attaquant

Date de naissance : le 24 mars 1972 à Bordeaux

Mensurations : 1m88 pour 78 kg

Infos diverses :

  • 1er Match en D1 le 6 Mai 1989 (Bordeaux 0-0 Cannes)
  • 1ère sélection en équipe de France le 26 Mai 1994 (Australie 0-1 France)
  • 55 matches avec les Bleus, 8 buts

Parcours en clubs :

girondins_de_bordeaux 1988 – 1996 Girondins de Bordeaux
milan_ac 1996 – 1997 Milan AC
fc_barcelone 1997 – dec 1998 FC Barcelone
olympique_de_marseille jan 1998 – dec 1999 Olympique de Marseille
girondins_de_bordeaux jan 2000 – dec 2002 Girondins de Bordeaux
jan 2003 – 2004 Birmingham City

Palmarès de Dugarry

  • Champion du Monde 1998 (France)
  • Champion d’Europe 2000 (France)
  • Coupe des Confédérations 2001 (France)
  • Champion de D2 en 1992 (Bordeaux)
  • Finaliste de la Coupe UEFA (C3) en 1996 (Bordeaux)
  • Finaliste de la Coupe UEFA (C3) en 1999 (Marseille)
  • Vainqueur de la Coupe de la Ligue en 2002 (Bordeaux)
  • Champion d’Espagne en 1998 (Barcelone)

Biographie de Christophe Dugarry

Natif de Lormont en Gironde, Christophe Dugarry entre au centre de formation bordelais très jeune. Sorte de neuf et demi, avec une bonne technique et une vision du jeu intéressante, mais un peu lent et pas très adroit devant le but, il va connaître une carrière exceptionnelle. C’est un peu l’art d’être au bon endroit au bon moment, ce qui bien sûr n’enlève rien à ses qualités de footballeur.

Le grand cru Bordelais avec Liza et Zidane

Dugarry3, bleus

Lancé dans le grand bain en 1989, il dispute 2 petits matchs avant de retourner en réserve. Bordeaux est alors en pleine décadence et le système Bez va s’écrouler lors de la saison 90-91. Cette année là, le jeune Christophe incarne, avec son pote Bixente Lizarazu l’avenir du club au scapulaire. 32 matchs pour 3 petits buts ponctuent une saison qui se termine assez mal : 10ème. Bordeaux est relégué administrativement en 1991. Cette descente va servir de tremplin à toute une génération, encadrée par des tauliers comme Didier Sénac, Gaëtan Huard, Stéphane Plancque. En D2, Cricri n’est pas tellement plus prolifique (4 buts) mais Bordeaux se ballade et termine champion. La carrière du jeune attaquant va s’emballer à partir de 1993. Zinedine Zidane débarque au Haillan et les 2 s’entendent comme larron en foire. D’ailleurs les stats de notre homme s’en ressentent et il se met à friser les 10 pions par saison. Le premier choc exogène se déroule un soir de novembre 1993 au Parc des Princes : un centre un peu long de David Ginola échoue dans les pieds bulgares qui amorcent un contre meurtrier… un ange passe et une génération (perdue ?) s’éteint. Après le drame de la non qualification à la Coupe du monde américaine, l’attaque tricolore est décimée : exit les Papin, Cantona, Ginola. Comme Christophe carbure bien à Bordeaux, qui termine souvent dans les 4 premiers, il est appelé en bleu, d’autant plus qu’il s’entend très bien avec Zidane.

Aux côtés Lizarazu et Zidane, Christophe Dugarry a atteint la finale de la Coupe de l’UEFA en 1996 avec Bordeaux.

Le blason des Girondins bien ancré sur le coeur

Originaire de la région Bordelaise, Christophe Dugarry a commencé très jeune sa carrière de footballeur aux Girondins de Bordeaux où il rencontre Zinedine Zidane devenu un de ses grands amis, le défenseur Basque Bixente Lizarazu et bon nombre de joueurs talentueux. Cet attaquant adroit devant les buts réalise un beau parcours en Coupe UEFA en 1996 en éliminant notamment le grand Milan AC (0-2 à San Siro puis 3-0 au Parc Lescure avec deux buts décisifs de Duga) en quart de finale mais la finale face au Bayern de Munich est perdue. Avec Bordeaux le seul titre remporté restera cette finale de Coupe de la Ligue en 2002 avec le buteur portugais Pedro Miguel Pauleta à la pointe de l’attaque.

Un joueur incontournable de la génération 98

C’est ainsi que Christophe Dugarry va devenir un taulier de l’équipe de France, lui le numéro 9 qui ne marque pas. Question de génération, la concurrence en attaque est assez médiocre, avec Guivarc’h, Loko ou Madar. Christophe fera donc toute les campagnes tricolores, depuis l’Euro 1996 jusqu’à la Coupe du monde 2002, glanant au passage un titre de champion du monde et d’Europe. Inefficace au possible, Dugarry est un peu le souffre douleur du public : son but contre l’Afrique du sud en match d’ouverture de la Coupe du monde sera sa revanche. Son histoire avec les Bleus sera d’ailleurs tout au long de sa carrière une bouée de sauvetage.

La révélation en UEFA puis ses transferts au Milan AC et au Barça

En effet, la carrière de Dugarry repose sur un immense malentendu. Avec Bordeaux, il va se révéler lors d’un match dantesque en quart de finale de Coupe UEFA au printemps 96. Les Girondins, à la lutte pour le maintien en championnat, renverse une situation bien compromise contre le Milan AC. Battus 2-0 à San Siro, ils l’emportent 3-0 dans un Parc Lescure en ébullition. Dugarry fait un match monstrueux et dans la foulée signe chez les Rossoneri.

La marche est trop haute et Cricri ne manque pas de se casser la gueule : 5 buts en 21 rencontres, souvent comme remplaçant, derrière Boban, Marco Simone ou Georges Weah. En 1997, il est alors prêté au FC Barcelone où sa situation empire. Malgré sa technique évidente et sa bonne vision du jeu, son aisance dans les petits périmètres, il ne s’adapte pas du tout au jeu catalan, époque Van Gaal, avec les légions hollandaises. La concurrence de Rivaldo et Sonny Anderson n’arrange rien. Il joue 7 petits matchs en 6 mois.

Joueur du Milan AC et du FC Barcelone, il n’a pas beaucoup joué dans ses clubs, étant surtout cantonné au banc des remplaçants.

Le retour en France à l’OM d’abord…

La Coupe du monde approche et Dugarry sent que sa situation craint. Il revient alors en France où l’OM cherche un attaquant pour épauler Fabrizio Ravanelli et Xavier Gravelaine. Sur la Canebière, Dugarry revit, malgré les blessures. Grâce à un retour propice il participera à la Coupe du Monde 1998, avec le succès que l’on sait. La saison suivante auréolé d’un titre de champion du monde, il se dispute le titre avec son club de cœur, Bordeaux, ce qu’il n’hésite pas à rappeler avant un déplacement en Gironde où l’OM sombre 4-1. Dugarry, professionnel jusqu’au bout sera l’unique buteur phocéen. L’OM termine 2ème du championnat et atteint la finale de la Coupe UEFA avant de sombrer dans le n’importe quoi à l’intersaison. Laurent Blanc est poussé dehors : un seul être vous manque et tout est dépeuplé. Après un début de saison catastrophique, l’OM est en crise. Rolland Courbis est viré à l’automne et au mercato, Christophe rentre à Bordeaux.

Avec l’OM, Dugarry termine vice champion de France en 1999 et atteint une nouvelle finale de Coupe de l’UEFA, en 1999, qu’il perd de nouveau.

Dugarry lance la France vers la victoire finale au Mondial 1998

Son passage au Milan AC et au Barça est difficile, il ne parvient pas à s’imposer dans ces deux grands clubs Européens, Dugarry tente alors à l’Olympique de Marseille où il échoue sur le fil en championnat de France en 1999 laissant le titre à son club d’origine Bordeaux après un finish haletant en Mai 99 (Nantes 0-1 OM et PSG 2-3 Bordeaux en dernière journée mais les Girondins devancent d’un cheveu les Marseillais au classement final). Christophe Dugarry aura été appelé à 55 reprises en équipe de France. Le champion du Monde 1998 et champion d’Europe 2000 laissera un bon souvenir à ses supporters. Il marqua un but capital au Stade Vélodrome lors de la première confrontation des Bleus face à l’Afrique du Sud. Un corner parfaitement tiré par son ami de toujours Zizou, Dugarry place alors une tête hors de portée du gardien, il fait alors taire les critiques et permet aux Bleus de commencer alors le parcours de légende dans ce Mondial 1998 remporté en finale face aux Brésiliens (3-0).

…puis à Bordeaux

Il jouera encore 3 saisons dans son club, sans retrouver les succès d’antan. A son retour, il fera scandale en étant contrôlé positif à la nandrolone mais la commission antidopage ne retient pas de sanction en raison d’un vice de forme : le médecin n’était pas encore assermenté. Ses stats faméliques sautent de plus en plus aux yeux. Sifflé sur tous les terrains, on ne sait pas trop pourquoi d’ailleurs, il finit par s’exiler. Comme Duga est déjà âgé (30 ans), l’exil doré s’appelle Birmingham City, dans le ventre mou de la premiership, qu’il rejoint au mercato d’hiver 2003, après avoir perdu sa place à Bordeaux. Il y retrouve pas mal d’anciens pensionnaires de L1 : Ferdinand Coly, Aliou Cissé, Piotr Swierczewski. Malgré son physique fluet, il s’impose en Angleterre et inscrit 5 buts en 16 matchs pour une demi-saison prometteuse. Malheureusement, il va vite déchanter. Titulaire indiscutable de l’infirmerie, sa 2ème saison tourne au calvaire. Au 15 mars, il est laissé libre, après 14 matchs et un petit but. Il va terminer sa carrière au Qatar dans l’anonymat général…

Une carrière somme toute prestigieuse

Ce joueur est actif en attaque, doué dans le jeu de tête et dans ses frappes, il s’est bien adapté au jeu de l’équipe de France. Que ce soit Aimé Jacquet ou Roger Lemerre par la suite, Dugarry avait la confiance de ses entraîneurs et il a participé activement aux succès des tricolores. Parfois associé en attaque à Henry, Trezeguet ou Guivarc’h, le buteur Bordelais s’est régulièrement montré en forme en équipe de France et doué balle au pied.

Même à l’Euro 1996 il marque un but important en ouverture de tournoi face à la Roumanie, un beau but de la tête mais il se blesse par la suite en quarts de finale face aux Pays-Bas. Cette blessure l’a empêché d’effectuer de bons débuts au Milan AC où il ne dépasse pas une saison dans ce club prestigieux. Cet attaquant a connu les années dorées dans l’histoire de l’équipe de France de football, gagner le Mondial 98 et l’Euro 2000 dans la foulée, c’est un rêve de footballeur, Christophe Dugarry met un terme à sa carrière fin 2004 après avoir joué quelques semaines à Birmingham City en Angleterre..

Que devient Christophe ?

Dugarry1, bleusLoin d’être la chèvre tant décriée par les footix de tous le pays, Dugarry fut un des meilleurs français de sa génération. C’est sans doute son côté dilettante qui l’a privé d’une meilleure carrière, ainsi que des choix de carrière pas toujours judicieux.

Après le foot, Dugarry continue de s’occuper de son resto bordelais qu’il possède avec son grand pote Zidane. Il a fait ses débuts à la TV lors de la coupe du Monde 2006 accompagnant de ses commentaires l’inusable Thierry Rolland sur M6, ce qui lui a valu une nomination au micro de plomb 2006 par les Cahiers du Foot.

Christophe Dugarry et Canal +

Bonne surprise de ce Mondial 2006, le Bordelais a fait montre d’une certaine aisance au micro, usant d’un ton parfois désinvolte, à l’image des dribbles qu’il réalisait jadis sur les pelouses.

Ses atouts

Accent et formulations labellisés sud-ouest, métaphores folkloriques, enthousiasme enfantin.

Son best of

« Steven Gerrard a le cadre dans la tête« .
« Ça rentre comme dans du gruyère« .
« Il était bien tiré ce penalty, dommage qu’il y avait le poteau... »
« La douche écossaise va être dure à digérer« .
« Toute l’Allemagne est derrière l’Allemagne« .

Après la coupe du monde il est resté chez Canal, comme consultant. Il commente des matchs et il est chroniqueur pour le Canal Football Club. Bien évidemment il a fait partie de la meute anti Domenech après l’Euro 2008.

Fiche mise à jour en 2015 par fanafoot

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