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Daniel SANCHEZ

Daniel Sanchez était un ailier très rapide, entreprenant et souvent inspiré qui aura fait parti de l’OGC Nice des années 70. Mais de tous les joueurs qui auront fréquenté cette équipe, il sera l’un de ceux des moins médiatisés et fera pas non plus parti des grands joueurs  sur le site officiel du club azuréen. La suite de sa carrière le verra aller au PSG sans s’y imposer puis du côté de Mulhouse, Saint-Etienne et Cannes avant de raccrocher.

La fiche de Daniel Sanchez

12 - Daniel SANCHEZ Panini Bice 1976
21 Novembre 1953
Attaquant
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Parcours en clubs :

url 1972 – 1981 OGC Nice
pgs_2013_logo.png,qitok=f_8Vh3Eh.pagespeed.ce.WxRM7DQjMM 1981 – 1982 Paris Saint Germain
25x25xfc_mulhouse_942.png,qitok=bOxdgakR.pagespeed.ic.Ji09YjIRnP 1982 – 1983 FC Mulhouse
25x25xas-saint-etienne_910.png,qitok=d94hwmgx.pagespeed.ic.C2CsB0F0VD 1983 – 1985 AS Saint Etienne
AS-Cannes 1985 – 1987 AS Cannes

Palmarès de Daniel Sanchez

  • 1982 : Vainqueur de la coupe de France (PSG).

  • 1 sélection en équipe nationale

Biographie Daniel Sanchez

Sa carrière en club

60205Fils de pied-noir, Daniel Sanchez est né en 1953 à Oujda au Maroc. Il commencera le football en pupilles à Nîmes où ses parents étaient venus s’installer après leur départ d’Afrique du Nord. Lorsque son père et sa mère déménageront à Nice il rejoindra à l’âge de treize ans le Cavigal de Nice qui aura formé dans le passé le grand Robert Herbin. Repéré par le voisin, l’OGC Nice, qui lui proposera de venir rejoindre leur centre de formation et après avoir gravi tous les catégories de jeunes il signera en professionnel pour la saison 72/73 après avoir fait un contrat de stagiaire de deux ans et là sous les ordres d’un grand coach tel que Jean Snella il fréquentera à l’entraînements des joueurs expérimentés comme Dominique Baratelli, Claude Quittet, Jean-Noël Huck, Roger Jouve, Hervé Revelli, Charly Loubet et Dick Van Dijk. Daniel disputera deux petits matchs lors de cet exercice là où les niçois termineront à la seconde place du championnat à cinq points du FC Nantes. Après avoir joué une nouvelle fois deux matchs en 73/74, Daniel s’installera un peu plus dans le groupe niçois lors de la saison 74/75 en disputant seize matchs et surtout en inscrivant ses six premiers buts au plus haut niveau du football français. Ses statistiques lui vaudront quand même d’avoir contribué au maintien de son club car ce dernier terminera à une triste quatorzième place avec seulement six points d’avance sur le premier relégable, Angers. La saison 75/76 verra Sanchez devenir un titulaire sur le flanc droite de l’attaque niçoise en disputant 37 rencontres pour douze buts (le meilleur total de sa carrière) et avec les Nambatingue Toko, Jean-Pierre Adams, Henri Zambelli, Jean-Marc Guillou et tous les autres il emmènera les Aiglons jusqu’à la seconde place du championnat, synonyme de qualification pour la coupe UEFA, à trois points du champion stéphanois. Avec l’arrivée de Nenad Bjekovic, Daniel formera avec ce dernier et Toko l’attaque niçoise pour l’exercice 76/77 mais cela ne sera pas suffisant pour que Nice soit qualifiée en coupe d’Europe en fin de saison car les Aiglons termineront à la septième place avec trois points de retard sur Bastia le dernier club à être qualifié pour l’UEFA. Lors de cette année là Sanchez disputera les deux seuls matchs européens de sa carrière car Nice sera incapable de se défaire des espagnols de l’Espanyol de Barcelone lors du premier tour de la coupe UEFA. Avec pratiquement le même effectif pour la saison 77/78, le natif d’Oujda et Nice feront un honnête championnat en terminant huitième à une dizaine de points des places européennes mais par contre les Aiglons feront un excellent parcours en coupe de France en allant jusqu’à la finale qu’ils perdront un à zéro contre le Nancy de Michel Platini (auteur du but) et Jean-Claude Cloët. Pour la saison 78/79, Daniel verra partir Toko, Huck, Baratelli et Jouve et même si ces derniers seront remplacés par les André Guesdon, Yves Mariot, Joël Muller et Farès Bousdira, Nice vivra une année très pénible car elle devra se battre pour garder sa place dans l’élite et ce sera fait en fin d’exercice grâce à leur quinzième place et leur quatre points d’avance qu’elle avait sur le Paris FC qui devait jouer le barrage de relégation. La saison 79/80 sera identique à la précédente car Sanchez et les siens termineront une nouvelle fois quinzième mais cette fois-ci avec seulement trois petits points d’avance sur Lyon qui devait disputer le barrage de relégation.La saison 80/81 verra Nice recruter Henri Zambelli (de retour après une année passée à Marseille), Raoul Nogues, André Rey et Carlos Curbelo et malgré ces renforts Sanchez et ses coéquipiers auront été à deux doigts de connaître la descente en D2 car ils finiront le championnat à la quinzième place (encore) mais là avec uniquement un point qui les séparait de Tours qui devait jouer le barrage de relégation. Et pendant cet exercice, Daniel perdra sa place de titulaire car il aura partagé l’aile droite de l’attaque niçoise avec Bernard Castellani et de ce fait il ne disputera que quatorze rencontres pour trois buts.

img-valenciennes-le-chant-du-cygne-1380874424_y500_articles-alt-173638Et là pendant l’été 1981, il décidera de quitter l’OGC Nice pour partir vers la capitale pour s’engager avec le PSG. Mais la concurrence sera très rude à Paris car il y aura de sacrés clients comme adversaires à son poste pour Daniel afin qu’il puisse acquérir une place au sein de l’attaque parisienne (Dominique Rocheteau et Saar Boubacar). L’ancien niçois participera tout de même à 19 matchs pour un but à la septième place pour l’exercice 81/82 loupant de cinq points la quatrième et dernière place qualificative pour l’UEFA. Sanchez jouera trois matchs de la belle épopée du PSG en coupe de France mais ne participera pas à la finale qui verra les parisiens gagner aux tirs aux buts contre le Saint-Etienne de Gérard Janvion et Bernard Gardon.

Voulant retrouver une place de titulaire Daniel acceptera la proposition que lui fera son ancien coéquipier de Nice, Jean-Marc Guillou, de venir le rejoindre à Mulhouse qui venait d‘être promu en D1. Même au côté d’autres anciens niçois tels que Huck et Rey et avec des joueurs du calibre de Salah Assad, Issiaka Ouattara, Yves Ehrlacher et Jean-Paul Pfertzel, Sanchez vivra une saison 82/83 très éprouvante pour les nerfs et comme les résultats seront plus que décevants l’équipe alsacienne sera relégable 34 journées sur 38 et de ce fait Mulhouse terminera bon dernier du championnat avec seulement 28 points dans sa besace et retrouvera la seconde division pour l’exercice suivant.

urlvfDaniel n’accompagnera pas Mulhouse en D2 car pendant le mercato estival il s’engagera avec Saint-Etienne et de ce fait il évoluera de nouveau parmi l’élite. Même avec un effectif digne d’une bonne équipe de D1 (Jean Castaneda, Thierry Oleksiak, Philippe Mahut, Alain Moizan, Jean-Louis Zanon, Jean-François Daniel, Eric Bellus), l’ancien parisien et l’ASSE vivront une saison 83/84 difficile au point de terminer 18ème au classement et de devoir jouer leur survie en D1 en disputant le barrage de relégation contre le RC Paris d’Alain De Martigny qu’ils perdront et de ce fait se verront reléguer à l’échelon inférieur. La saison 84/85 verra Daniel constituer l’attaque stéphanoise avec Roger Milla et Eric Bellus et grâce à cette dernière l’ASSE fera une excellente année qui la verra terminer second de son groupe à deux points de l’OGC Nice. Cette seconde place vaudra à Sanchez et ses coéquipiers de jouer un match de pré-barrage contre le Stade Rennais mais leur rêve de remonter parmi l’élite aussi sec ne se réalisera pas car les stéphanois perdront cette fameuse rencontre par deux buts à zéro.

urlvsvsvsPour la saison 85/86, l’ancien mulhousien restera évoluer en D2 mais ce sera plutôt du côté de la Côte d’Azur plus précisément à l’AS Cannes où il s’était engagé pendant l’été. Même en formant une belle attaque avec Dusan Savic et Jean-François Samba, Daniel et son club joueront plus le maintien que la montée et de ce fait ils termineront seulement à la douzième place avec cinq points d’avance sur le premier relégable, Chaumont. L’ancien stéphanois verra arriver pendant l’été 1986 des joueurs du calibre de Boro Primorac, Alain Moizan, Albert Emon, Jean-Luc Sassus et Gilles Morisseau et avec toutes ces recrues l’AS Cannes fera une bonne saison qui la verra terminer troisième de son groupe synonyme de jouer les barrages. En pré-barrage Sanchez et les siens se débarrasseront du SM Caen et de ce fait joueront contre l’Olympique Lyonnais en barrage où sur les deux matchs ils gagneront par deux buts à un. Et les voilà qu’ils doivent rencontrer Sochaux le 18ème de la D1 et les cannois ne rateront pas ce duel en battant les sochaliens deux buts à un sur les deux matchs et de ce fait retrouveront la première division pour l’exercice suivant. Et ce sera sur ce bel exploit que Daniel décidera de prendre sa retraite à presque 34 ans après une belle carrière pratiquement toute en D1 (seulement trois années à l’échelon inférieur).

Sélection :
Lorsqu’il jouait au Cavigal de Nice il sera sélectionné en équipe de France Junior avec laquelle il disputera en 1972 le championnat d’Europe Junior en Espagne.

Ensuite il connaîtra sept sélections en Espoirs avant d’être convoqué en Mars 1976 pour un match en équipe de France A’ par Henri Guérin pour affronter le Luxembourg. Et au côté des Albert Rust, Carlos Curbelo, François Bracci, Francis Piasecki, Jean Petit et Albert Gemmrich, il gagnera ce match par deux à zéro.

En Août 1978, Daniel sera appelé par Michel Hidalgo pour disputer un match amical non officiel avec les vrais Bleus contre les belges du RCS Anderlecht où il entrera sur le terrain pour remplacer Dominique Rocheteau à la soixantième minute et cette rencontre se terminera sur le score de un à zéro en faveur des français. Ce sera son unique sélection mais il aurait mérité d’en connaître d’autres mais à cette époque il y avait quand même du monde qui concurrencer Daniel à son poste.

Que devient Daniel SANCHEZ ?

Aussitôt sa retraite prise, Daniel retournera à Nice car il aura accepté la proposition que lui aura fait le président Mario Innocentini pour devenir entraîneur des moins de 18 ans niçois. Il fera tellement du beau boulot de 1987 à 1990 que la direction de l’OGC Nice lui proposera de prendre la direction du centre de formation et les rênes de l’équipe de CFA où il dirigera la génération des Collet, Letizi, Ipoua et Alonzo. Après quatre années avec sa double fonction, Sanchez deviendra l’adjoint d’Albert Emon à partir de l’été 1994 alors que Nice retrouvait la première division.

Pour la saison 96/97, Sanchez deviendra l’entraîneur en chef de l’équipe azuréenne en remplacement d’Emon après que Dominique Baratelli, qui avait accepté le poste, soit revenu sur sa décision mais avec un effectif qui sera le plus faible de l’histoire des Aiglons les résultats ne seront pas présents et Nice n’arrivera pas à décoller du fonds du classement et pendant la première moitié du championnat en parallèle des résultats sportifs le club sera vendu à Milan Mandaric et ce dernier chamboulera l’organigramme déjà en place. Du jour au lendemain et plus précisément en Décembre 96 le propriétaire niçois limogera Daniel pour mettre en place Sylvester Takac comme coach et de cette histoire le natif d’Oujda en gardera un souvenir très difficile à oublier : « Je ne suis resté que six mois. Le club a été vendu et la nouvelle direction a chamboulé tout l’organigramme du club. J’ai été renvoyé du jour au lendemain. Cela m’a laissé d’autant plus un goût amer que, six mois plus tard, cette direction a abandonné le club dans un état déplorable. »

Pour vite oublier cette histoire, Sanchez ira s’exiler au Japon pour s’engager comme entraîneur adjoint au Nagoya Grampus Eight en J.League poste qu’il occupera jusqu’en Avril 1998 date où il deviendra entraîneur en chef de l’équipe première. Après avoir terminé la saison 97/98 à la cinquième place, Daniel emmènera Nagoya jusqu’à la quatrième position pour l’exercice 98/99 et surtout remportera la coupe de l’Empereur. A la fin de cette saison là le contrat de l’ancien coach niçois ne sera pas renouvelé car la direction voulait engager le brésilien Joao Carlos pour l’exercice suivant.

Après six mois d’inactivité, Daniel travaillera à partir de Janvier 2000 pour la Fédération Japonaise au côté de Philippe Troussier en tant que superviseur.

Pendant l’été 2001, l’ancien coach de Nagoya retravaillera pour un club français en signant un contrat de recruteur, superviseur de futurs adversaires et adjoint d’Elie Baup pour le compte des Girondins de Bordeaux, poste qu’il occupera jusqu’à la fin de la saison 02/03.

Daniel passera la saison 03/04 en Russie où il travaillera comme manager général à l’Académie de Football de Moscou dont son objectif sera de fournir en jeunes joueurs les clubs moscovites.

Son expérience en Russie ne durera qu’une année et pendant l’été 2004 il ira rejoindre Elie Baup, qui est devenu coach de l’AS Saint-Etienne nouveau promu en D1, pour retrouver son poste d’adjoint comme il était lorsque Baup était entraîneur de Bordeaux. Daniel quittera les Verts à la fin de saison 05/06 lorsqu’Elie Baup quittera le Forez pour rejoindre Toulouse mais l’ancien joueur de Nice ne le suivra pas.

Après une année sans emploi, Sanchez acceptera de devenir l’entraîneur du FC Tours qui évoluait en National pour la saison 07/08 et il aura comme objectif de faire monter le club tourangeau en D2. Avec un effectif renouvelé de seize nouveaux joueurs dont Laurent Koscielny, Bocundji Ca et Sigamary Diarra, Daniel emmènera Tours jusqu’à la seconde place à quatre points du champion, Vannes et cette position lui vaudra d’accéder l’échelon supérieur et la mission, qui lui avait été confiée, aura été accomplie avec succès. Pour la saison 08/09, Sanchez réussira à emmener le promu tourangeau jusqu’à la sixième place après avoir été longtemps sur le podium pour l’accession en D1. Cette bonne année vaudra à l’ancien adjoint d’Elie Baup de recevoir l’hommage de ses pairs lors des trophées UNFP où il sera nommé le deuxième entraîneur de Ligue 2 de l’année. Courtisé par Boulogne (Ligue 1), Nantes et Strasbourg (Ligue 2), Daniel décidera finalement de rester à Tours pour la saison 09/10 et profitera en même temps de prolonger son contrat. Pour sa seconde année en D2, Sanchez et Tours finiront à la onzième place du championnat alors qu’ils avaient été dans la première moitié du classement tout l’exercice. Et ses qualités de coach lui vaudront d’être nommé second entraîneur de Ligue 2 et huitième entraîneur français tous championnats confondus par le magazine France Football. Pour la saison 10/11, Daniel et le club tourangeau termineront à la douzième place après avoir été sur le podium toute la première partie du championnat. Et pour cette exercice là Sanchez sera nommé entraîneur de l’année de Ligue 2.

Avec de telles performances, ce sera logique que Daniel sera sollicité par des clubs de Ligue 1 et ce sera Valenciennes qui mettra le grappin dessus pour succéder à Philippe Montanier parti en Espagne à la Real Sociedad. Après un départ très difficile, il arrivera à maintenir le club nordiste à la fin de saison 11/12 en le classant douzième avec cinq points d’avance sur Caen le premier relégable. Et Daniel est toujours le coach de valenciennes pour la saison 12/13.

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