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Maxime BOSSIS

A l’aise des deux pieds, très doué techniquement, calme et toujours maître de lui-même, Maxime Bossis a tout connu avec Nantes, 3 titres de champion (1977, 1980, 1983), une coupe de France (1979) et une demi-finale de C2 (1980). Il fut également un pilier des Bleus pendant 10 ans, même lorsqu’il évoluait en D2 au Matra Racing. Avec les Bleus, ce grand défenseur gagna l’Euro 1984 aux côtés de Platini and co.


Sommaire


La fiche du Grand Max’

Bossis, ex-bleus1

Poste : Défenseur

Date de naissance : le 26 juin 1955 à Saint-André (Vendée)

Infos diverse :

  • 1ère sélection en équipe de France le 27 Mars 1976 (France 2-2 Tchécoslovaquie)
  • 76 sélections, 1 but

Parcours en clubs :

1969 – 1970 Saint-André Sport
1970 – 1973 FC Yonnais
fc_nantes 1973 – 1985 FC Nantes
racing_club_de_france 1985 – 1989 Matra-Racing
1989 – 1990 Sans club
fc_nantes 1990 – 1991 FC Nantes

Palmarès de Bossis

  • Demi finaliste de la Coupe du Monde 1982  avec la France (4e)
  • Vainqueur du Championnat d’Europe 1984 avec la France
  • Vainqueur de la Coupe Intercontinentale en 1985 avec la France
  • Demi finaliste de la Coupe du Monde 1986 avec la France (3e)
  • Champion de France 1977, 1980 et 1983 avec le FC Nantes
  • Vainqueur de la Coupe de France 1979 avec le FC Nantes
  • Finaliste de la Coupe de France en 1983 avec le FC Nantes
  • Demi-finaliste de la C2 en 1980 avec le FC Nantes
  • 502 matchs de championnat disputés

Biographie de Maxime Bossis

Vendéen d’origine, Maxime Bossis débarque à Nantes en 1973, dans un club tout fraîchement champion. Au contact de Gabriel De Michèle, il apprendra les rudiments du métier d’arrière gauche.

Un joueur de grande classe

Maxime Bossis né en 1955 en Vendée est longuement resté comme le recordman des sélections en équipe de France avec 76 matches. Ce défenseur très habile sur le terrain a permis aux Bleus d’encaisser peu de buts et de former avec Marius Tresor, Battiston, Janvion, Amoros, une défense très performante. Les interventions, les tacles et les relances de Bossis plaisent aux supporters Français, il est titulaire incontestable dans le dispositif de Michel Hidalgo. Il connaît son premier titre majeur avec le FC Nantes en 1977 puisqu’il remporte le championnat de France de Division 1. Les Canaris sont au top du foot Français avec ces deux nouveaux titres en 1980 et en 1983. Le Mondial 1978 n’est pas un succès pour la France, les Bleus butent face aux monstres Argentins et aux talentueux Italiens dès le premier tour de ce Mondial Argentin.

Ses 12 saisons à Nantes

Maxime Bossis, FC NantesEn concurrence avec Reynald Denoueix, il joue une dizaine de match dès sa première saison (1973-1974). A l’aise des deux pieds, très doué techniquement, calme et toujours maître de lui-même, Max s’impose rapidement dans la défense des Canaris. Le club vit alors son âge d’or et Jean Vincent – Coco Suaudeau construiront leur défense autour du Grand Max ; tour à tour arrière droit, arrière gauche, stoppeur ou libéro. Il remporte un premier titre en 1977 puis une coupe de France en 1979. Joueur de l’année lors de cette saison, il est un des symboles de la formation des jaunes et verts. Après deux nouveaux titres de champion en 1980 et 1983, Maxime Bossis est de tous les combats, de toutes les luttes, incontournable. Il joue en effet à droite avec la montée en puissance de Thierry Tusseau puis finit dans l’axe aux côtés de Patrice Rio (défense 100 % vendéenne) avec l’avènement de William Ayache.

Après 12 ans passés en Loire Atlantique, Max quitte sa province calme pour prêcher la bonne parole dans la capitale. Homme de cœur avant tout, il rejoint en 1985 le Racing Club de France qui vient de terminer dernier du championnat.

Au cours de ses 12 saisons avec Nantes, Maxime Bossis a remporté 3 titres de Champion de France (1977, 1980, 1983) et atteint les demi-finales de la Coupe des Coupes (C2) en 1980.

L’aventure du Matra Racing

Lagardère souhaite monter une grande équipe, bâtie autour de stars et Maxime Bossis sera un des rares joueurs de D2 à être sélectionné en Equipe de France. Champion de D2 assez facilement, les dirigeants ambitionneront un 2ème grand club à Paris et videront leur portefeuille lors de cet été 1986 : Enzo Francescoli, Thierry Tusseau, Luis Fernandez, Pierre Littbarski entre autres débarquent à Colombes. Le résultat sera un fiasco total puisque l’équipe ne dépassera jamais la 7ème place, flirtant plus avec la zone rouge qu’avec le haut de tableau. L’aventure s’arrête en 1990 sur une finale de Coupe de France perdue face à Montpellier.. mais Maxou n’est déjà plus là. En 1989, il décide donc de quitter le Racing.

Le projet d’un grand club parisien, souhaité par Lagardère et auquel participe Max en défense, est un échec.

Une dernière pige à Nantes

Malgré son retrait, il revient à Nantes en 1990. Il apporte son expérience à un jeune groupe en reconstruction : Eddy Capron, Marcel Desailly, Thierry Bonalair, Jean-Jacques Eydelie, Laurent Guyot ont bien besoin d’écouter ses conseils au cours de cette saison qui marquera la fin de règne du képi croate… A l’issue de la saison, il décroche définitivement, la jeune garde est là pour assurer les arrières.

Un international de classe mondiale

Maxime Bossis, BleusA la fois technique, sûr défensivement, calme, avec une bonne vision du jeu, Max est promis à une grande carrière internationale. Dès 1976, il intègre la sélection nationale. Sous le maillot Bleu, il disputera 76 matches, dont 3 coupes du monde et un Euro, remporté. 4 fois capitaine, il marquera qu’une seule fois, face au Koweït lors de la Coupe du monde 82 (le fameux match où le Cheik annula un but parfaitement valable, parce que cela l’indisposait…).

Cet ancien défenseur international laisse aujourd’hui le souvenir d’un joueur exemplaire, performant et surtout très régulier. Maxime Bossis a connu les grandes heures du football Français dans les années 80 avec notamment ce Mondial 1982 et cette demi-finale à Seville qui amena en enfer des milliers de supporters Français au terme de ce match d’anthologie face à la RFA.

La traumatisante élimination par la RFA en Coupe du Monde 1982

Alors que les deux équipes sont à égalité (1-1) dans cette demi-finale après une égalisation sur penalty par le numéro 10, Michel Platini, Marius Tresor réalise un geste qui restera dans toutes les mémoires des passionnés… Un coup-franc sur la droite du but tiré par Alain Giresse à l’entrée de la surface et une reprise de volée somptueuse de Marius Tresor qui vient crucifier Harald Schumacher (2-1).

Les Bleus doublent ensuite l’écart (3-1) suite à une belle frappe de Giresse de 25 m mais tout le monde connaît la suite de ce match, l’agression que subit Battiston par le portier Allemand, une mâchoire enfoncée, transporté à l’hôpital dans le comas et le retour des Allemands dans les dernières minutes de la prolongation (3-3). La séance des tirs aux buts est fatale pour les coéquipiers de Marius Tresor. Didier Six et Maxime Bossis butent sur Schumacher, Horst Hrubesch réussit son tir et envoie la RFA en finale…

Maxime Bossis restera donc comme un des français qui a raté son tir au but lors de cette demi-finale de Séville (Espagne). Longtemps recordman du nombre de sélection ainsi que du nombre de victoires (42), il raccrochera la sélection nationale après la petite finale France-Belgique de 1986. Au cours de sa carrière, Maxime a la particularité de n’avoir jamais pris un jaune, ce qui en fait une rareté notable.

Lors du Mondial Espagnol de 1982, la France est éliminé en demi-finale de la compétition au terme d’un match d’anthologie face à la RFA.

Le premier titre international des Bleus

Maxime-Bossis-Equipe-de-France

Maxime Bossis connaît le succès à l’Euro 84 qui se déroule en France. Neuf buts inscrits par le stratège et buteur Platini, le Danemark (1-0), la Belgique (5-0) dans un stade flambant neuf à Nantes et la Yougoslavie (3-2) sont les victimes de l’équipe de France dans ce premier tour de l’Euro.

Le carré magique, pétri de talent, au milieu de terrain avec Platini, Giresse, Tigana et Fernandez, fait des ravages. Bossis parvient en finale face à l’Espagne après un match d’anthologie face au Portugal au Stade Vélodrome à Marseille (3-2) grâce à un débordement de Tigana qui restera gravé dans les mémoires des supporters. Les Bleus connaissent enfin le sacre, ils l’emportent en finale au Parc des Princes face à l’Espagne (2-0).

A domicile, la France et la bande à Platoche remportent leur premier titre international lors de l’Euro 1984 de foot.

Une nouvelle élimination en demie par la RFA au Mondial 1986

Les Bleus arrivent au Mondial 1986 à Mexico avec le statut de favori avec les grandes Nations que sont le Brésil, l’Argentine, l’Allemagne et l’Italie. Maxime Bossis bute une nouvelle fois en demi-finale face à l’Allemagne (0-2) après un beau parcours et cette double élimination de l’Italie en 1/8èmes (2-0) et surtout du Brésil en 1/4 après un match d’un haut niveau technique. Maxime Bossis laissera un bon souvenir dans le sport Français, une fin de carrière en 1986 avec l’équipe de France face à la Belgique (4-2) qui permet aux Bleus de décrocher la troisième marche du podium. Ce défenseur Nantais fait donc partie des grands noms des Bleus, un grand joueur qui a donné grande satisfaction aux sélectionneurs Michel Hidalgo et Henri Michel.

Que devient Maxime ?

Après avoir décroché, Maxime Bossis erre en quête d’un avenir. Il convoite un temps le métier d’entraineur. Après avoir passé les diplômes, c’est chez son ennemi d’antan qu’il s’essaiera. Adjoint de Pierre Mankovski, il passera une unique saison sur le banc Stéphanois, en 1996, le temps de se rendre compte que ce n’est pas pour lui.

Aujourd’hui Maxime Bossis partage son temps entre deux activités. Il est consultant pour La Poste où il s’occupe de relations publiques. Dans le cadre de cette activité, il fait partie du réseau Glamspeak qui loue des vieilles gloires pour des conférences en tout genre. On y retrouve d’ailleurs Emmanuel Petit notamment. Parfois il commente des matchs pour TPS, à l’époque où TPS existait encore…

Parallèlement à cela, il organise des stages d’été pour jeunes footballeurs. Parrain de l’association « SPECIAL OLYMPICS FRANCE », il souhaite promouvoir le football pour handicapés. « A l’occasion d’une manifestation j’ai assisté à un tournoi de football organisé par « spécial olympics France ». Tout de suite, j’ai été émerveillé par le fair play, le respect de l’arbitrage et la joie de vivre des joueurs. J’ai fait connaissance avec le directeur de l’association, M. Alain Deletoille et j’ai décidé de m’engager et de devenir le parrain de cette association ». Aussi, il souhaite s’impliquer plus : « En dehors de mon rôle de relation publique auprès de La Poste, je suis encore dans le milieu du football, avec l’organisation des stages à Montaigu, ville de Vendée célèbre pour son tournoi annuel. L’année prochaine, à Brétignolles-sur-Mer (Vendée), nous organiserons un stage de football pour les footballeurs handicapés. Une première en France. Je souhaite que les organisateurs de stages de football ouvrent leurs portes à ses sportifs ».

On n’en attendait pas moins du Gary Lineker français avec les buts en moins.

Fiche mise à jour en 2015 par fanafoot

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