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Laurent BLANC

Formé à Montpellier au début des années 80, c’est Michel Mezy qui aura la géniale intuition de descendre Laurent Blanc, qui jouait n°10, en libero : son calme, son charisme ainsi que sa vista rassurent toute la défense. Laurent a longtemps tâtonné en club avant de trouver sa vitesse de croisière passé la trentaine. Puis, à presque 33 ans, il raflera la mise en Equipe de France en devenant Champion du Monde de foot.


Sommaire


La fiche du « Président »

Blanc, ex-bleus4

Poste : Défenseur central

Date de naissance : le 19 Novembre 1965 à Alès

Mensurations : 1m92 pour 88 kg

Infos diverses :

  • Actuellement entraîneur du Paris Saint Germain
  • 1er Match en Division 1 le 17 Juillet 1987 (Toulouse 3-1 Montpellier)
  • 1er match en sélection avec la France le 7 février 1989 (contre l’Irlande 0-0)
  • 97 sélections en équipe de France, 16 buts

Parcours en club

stade_brestois 1983 – 1991 Montpellier HSBC
fc_nantes 1991 – 1992 SSC Napoli
olympique_de_marseille 1992 – 1993 Nîmes Olympique
celta_vigo 1993 – 1995 AS Saint Etienne
real_madrid 1995 – 1996 AJ Auxerre
chelsea 1996 – 1997 FC Barcelone
paris-saint-germain 1997 – 1999 Olympique de Marseille
chelsea 1999 – 2001 Inter Milan
chelsea 2001 – 2003 Manchester United

Palmarès de « Lolo » Blanc

     – Joueur

  • 1987 – Champion de France de division 2 (Montpellier)
  • 1988 – Champion d’Europe Espoirs (France)
  • 1990 – Vainqueur de la Coupe de France (Montpellier)
  • 1996 – Vainqueur de la Coupe de France (Auxerre)
  • 1996 – Champion de France de Division 1 (Auxerre)
  • 1997 – Vainqueur de la Coupe du Roi (FC Barcelone)
  • 1998 – Champion du Monde (France)
  • 1999 – Finaliste de la Coupe UEFA (Marseille)
  • 2000 – Champion d’Europe des Nations (France)
  • 2000 – Finale de la Coupe d’Italie (Milan)
  • 2003 – Champion d’Angleterre (Manchester United)

     – Entraîneur

  • 2009 : champion de France, vainqueur de la Coupe de la Ligue (Bordeaux)
  • 2014 : champion de France, vainqueur de la Coupe de la Ligue (Paris)

Biographie de Laurent Blanc

Sa carrière en club

Laurent Blanc débarque à Montpellier en 1983. Le club est alors en D2 et le jeune Laurent, grâce à sa vision du jeu et son excellente technique, occupe le poste de numéro 10. A l’image de son club, parti de nulle part au milieu des années 70, il va connaître une ascension fulgurante et accéder à la L1 en 1987, en étant champion de D2 avec Montpellier.

Les débuts de « Lolo » à Montpellier

Blanc, ex-bleus3

Michel Mezy, l’entraîneur a la géniale intuition de le descendre en libero : son calme, son charisme ainsi que sa vista rassurent toute la défense. Montpellier qui dispose d’une génération formidable va même réussir l’exploit de gagner la coupe de France 1990 au nez et à la barbe de l’OM, Monaco ou le PSG. Emmené par un Carlos Valderrama de feu, le club héraultais s’appuie sur une défense de fer avec Julio Cesar, Pascal Baills ou encore Michel Der Zakarian et peut compter sur une ligne offensive de tout premier plan avec Eric Cantona et Daniel Xuereb pour terrasser en finale le Racing Club de Paris. L’année suivante, Laurent Blanc réalisera un parcours somptueux en Coupe des Vainqueurs de Coupes, où Montpellier sortira le PSV puis le Steaua Bucarest avant de s’incliner face à MU, malgré un 1-1 prometteur au match aller à Old Trafford. Sous les couleurs montpelliéraines, Laurent Blanc, le libéro, aura toujours planté plus de 10 pions par saison. Entre-temps il a bien évidemment rejoint l’équipe de France en quête d’une qualif’ pour l’Euro 92. Il y restera de nombreuses années.

N°10 de formation, Laurent Blanc passe libéro avec Montpellier et monte en première division de foot français.

De Montpellier à Nimes en passant par le Napoli de Maradona

Fort de cette réussite, il rejoint le Napoli de Maradona mais il n’est manifestement pas fait pour la rigueur défensive du calcio. Commencent donc ses années d’errance. Il rentre en France pour se relancer, à Nîmes, puis à Saint-Etienne. A Geoffroy-Guichard, malgré ses nombreux buts, le club ne peut éviter la relégation en 1995. En équipe nationale, après être passé à côté de l’Euro Suédois, Laurent Blanc participe au drame de novembre 1993. Très critiqué, il met un terme à sa carrière internationale. Aimé Jacquet, le nouveau sélectionneur va s’échiner à le faire changer d’avis pour en faire le pilier de sa défense. Celui que l’on croyait alors englué dans la génération perdue commence une nouvelle carrière à l’âge de 30 ans.

Durant une saison, il évolue aux côtés de Maradona à Naples. Mais, le début des années 1990 est difficile pour le joueur qui connaît le drame de 1993 et la non-qualification pour le Mondial 1994 de la France. Il souhaite alors mettre un terme à sa carrière internationale en 1993, à 28 ans… mais heureusement qu’Aimé Jacquet a su se montrer persuasif.

Le nouveau départ à l’AJ Auxerre

Blanc, ex-bleus1En 1995, il part donc pour l’AJA. Guy Roux souhaite en effet relancer ce magnifique joueur en mal de confiance, comme il l’avait par le passé avec Enzo Scifo. Le succès est tout de suite au rendez-vous avec un formidable doublé (Coupe et Championnat), un peu improbable étant donné le retard de l’AJA à 6 journées de la fin. Cette même année marque la naissance d’un groupe France qui va connaître les plus beaux succès de son histoire lors de la Coupe du Monde 98 puis l’Euro 2000.

Blanc part alors pour Barcelone, mais des blessures gâchent sa saison. Une nouvelle fois il rentre en France et c’est sur la canebière qu’il posera ses valises. Il va transfigurer une équipe banale et gagner son surnom de président : 4ème en 97, il terminera vice-champion de France et échouera en finale de l’UEFA face à Parme. 1 an après avoir manqué la finale de la Coupe du Monde, après avoir été expulsé pour une gifle imaginaire sur le croate Bilic, il sera le héros malheureux de ce nouvel opus européen en donnant le 1er but aux italiens au quart d’heure de jeu… A la fin de la saison, Rolland Courbis, qui supporte mal le leadership de son capitaine le vire de l’OM (ce qui marqua le début de la déliquescence du club) et Laurent retourne en Italie, à l’Inter. Après 2 saisons, il rejoint Manchester United pour une dernière pige avant d’arrêter sa carrière en 2003.

Ce grand joueur, père de trois enfants, bon vivant de surcroît, jamais contre une petite bière-clope après un bon match, peut prendre à 37 ans une retraite méritée.

Une carrière de clubs résumée en quelques lignes

Laurent Blanc est un grand nom du football Français, son palmarès parle de lui même. Après de longs débuts à Montpellier avec notamment la montée en Division 1 en 1987 et ce titre en Coupe de France en 1990, Lolo le Président goûte aux plaisirs du Calcio en une saison à Naples puis rejoint Nîmes et ensuite les Verts de Saint-Étienne. Guy Roux se félicite d’avoir engagé Blanc à Auxerre, il remporte un doublé historique Coupe-championnat en 1996 et se voit ouvrir les portes de la Liga et du FC Barcelone où il éprouve des difficultés à s’imposer. Avec l’OM en 1999, il manque d’un rien le titre de champion de France en terminant dauphin des Girondins de Bordeaux. Une bien triste finale de la Coupe de l’UEFA perdue face à Parme en Mai 1999 (0-3) n’empêchera pas Laurent Blanc de poursuivre sa carrière en Italie, deux saisons à l’Inter Milan où il échoue en finale de la Coupe d’Italie en 2000. Blanc est connu pour ses grandes qualités de défenseur. Ce libéro a un excellent jeu de tête, une tenue de balle parfaite et surtout une vision du jeu qui lui permet de briller dans le football Européen et Mondial. Une fin de carrière passée à Manchester United aux côtés de son grand copain Fabien Barthez jusqu’en 2003.

S’il a connu des années difficiles, Laurent Blanc a connu de grands clubs tels que Barcelone, l’Inter Milan ou Manchester United. Mais, Laurent Blanc a écrit les grandes lignes de son palmarès avec les Bleus pour lesquels Aimé Jacquet l’a convaincu de continuer de jouer après la déception de 1993. Ceci pour la plus grande joie des français que le surnommèrent le « président ».

Les années en Bleus de Lolo

Blanc, ex-bleus2

Comment décrire le long passage de Blanc en équipe de France ? Un joueur exemplaire, il fait partie de l’une des meilleures ossatures Mondiales en défense avec Liza, Desailly et Thuram. Après les déboires de Novembre 1993 où il sombre avec les Bleus face à la Bulgarie (1-2) au Parc des Princes dans le dernier match éliminatoire de la Coupe du Monde 1994 aux Etats Unis, Aimé Jacquet a le courage de le convaincre de rester. Une reconstruction réussie et un Euro 96 encourageant (demi-finaliste face aux Tchèques). C’est en 1998 que Laurent Blanc parvient à s’exprimer pleinement et réussir le plus grand exploit du sport Français, gagner la Coupe du Monde en France dans une finale de rêve face au Brésil (3-0) pour laquelle il est absent suite à un rouge en demi-finale..

Blanc se régale en équipe de France, il fait prolonger le plaisir durant l’Euro 2000 qu’il remporte au bout d’une folle soirée en finale face à l’Italie (2-1) le 2 Juillet 2000. Avec Didier Deschamps et Zinedine Zidane, Laurent Blanc restera l’un des partisans de la double victoire Française, un homme de qualité dans et en dehors du terrain. Ses paroles et ses gestes firent de lui l’un des monuments du football Mondial. Ce défenseur restera à jamais dans le coeur des supporters. On se souviendra de cette injuste expulsion en demi-finale de Coupe du Monde 98 face à la Croatie (2-1) où Bilic le priva de finale après un geste de simulation (coup à l’œil). L’équipe de France n’avait alors jamais connu une défense aussi efficace et imperméable. Il quitte l’équipe de France au lendemain de l’Euro 2000 avec Didier Deschamps et durant l’été 2004, Laurent Blanc échoue au poste de sélectionneur des tricolores aux dépens de Raymond Domenech.

Avec l’Equipe de France, Laurent Blanc a tout connu : la tristesse avec la génération déchue en 1993 et le toit du monde avec la glorieuse génération championne du Monde et d’Europe en 1998 et 2000.

Que devient Laurent Blanc ?

Après avoir mis un terme à sa carrière, Laurent Blanc a immédiatement passé ses diplômes pour devenir entraîneur voire même manager à l’anglaise. Il est devenu l’arlésienne du monde des transferts, annoncé à chaque changement de coach de l’OM comme sur le point de signer, il a même été aux portes de l’équipe de France après l’éviction de Jacques Santini.

Plus récemment, lorsque Fabien Barthez a signé à Nantes, il a une nouvelle fois été question de son arrivée à la tête des Canaris. Mais son manque d’expérience associé à ses prétentions salariales et managériales (la haute main sur le sportif) en font le Poulidor des entretiens d’embauches, toujours placé jamais gagnant.

Une seconde carrière digne du Président : coach en sélection et en clubs

A l’orée de la saison 2007-2008, Laurent a enfin trouvé un club : Ricardo qui était à Bordeaux signe à Monaco, Laurent sera accompagné de Jean-Louis Gasset, ancien entraîneur de Montpellier et de Caen notamment. Il achève cette saison à la deuxième place, ou la première place du classement Max Havelaar (hors OL). Il bénéficie déjà, après une année d’expérience sur le banc d’une aura présidentielle. Les rumeurs estivales l’ont même envoyé sur le banc de l’équipe de France, ce qui dans le contexte actuel ressemble à tout sauf une promotion. resté à Bordeaux une deuxième saison consécutive, il réussit un formidable doublé Coupe de la Ligue-Championnat. Le titre est acquis avec 3 points d’avance sur l’OM, à la faveur d’un final éblouissant : 11 victoires de rang, c’est du jamais vu en championnat de France. Certes, les Girondins ont frisé la correctionnelle à plusieurs reprises, (gagnant des matchs au bout du temps additionnel, ou bénéficiant de clémences arbitrales, notamment face à Lyon), mais la perf’ force l’admiration.

La 2ème saison sera beaucoup plus compliquée. Sur sa lancée, les Bordelais font une première partie de championnat exceptionnels, avec 45 points et un parcours en Ligue des champion invraisemblable, terminant premier de leur poule devant le Bayern et la Juve. Et puis tout bascule….

Sélectionneur des Bleus et entraîneur du PSG qataris

Blanc, PSGAlors que l’équipe de France s’est qualifiée pour la Coupe du Monde de manière scandaleuse contre l’Irlande, Raymond Domenech est annoncé partant quel que soit son résultat en Afrique du Sud. La fédération évoque alors publiquement le nom de Laurent Blanc pour remplacer le coach le plus mal aimé de tous les temps. Le coach des Girondins ne dément pas vraiment et cela va déstabiliser son groupe, qui fort de sa considérable avance, se relâche en championnat. Bordeaux perd la finale de la coupe de la Ligue contre l’OM et entame une dernière partie de championnat calamiteuse, pour échouer à la 6ème place. Entre malchance et suffisance, Bordeaux a perdu sa couronne.

Laurent Blanc devient le successeur de Domenech après la piteuse élimination des Bleus au Mondial. Il hérite d’un champ de ruines, tant les tricolores se sont petit-suicidés durant la compétition, avec une grève de l’entrainement assez ridicule. En 2 ans à la tête des Bleus, son bilan est plutôt pas mal, avec seulement 3 défaites et une série d’invincibilité de 23 matches. Dans un groupe de qualification assez faible (juste la Bosnie en épouvantail), la France retrouve un peu de son titre de champion des matches amicaux, battant le Brésil, l’Angleterre et l’Allemagne. Toutefois, l’euro 2012 laissera un gout d’inachevé. Si la place de quart de finaliste est somme toute logique, les errements comportementaux n’ont pas totalement disparus et Blanc en a une part de responsabilité, avec une liste de 23 un peu « risquée ». Après 2 saisons et donc une fin d’Euro difficile (2 non matchs contre la Suède et l’Espagne), il préfère arrêter les frais…

Un entraîneur qui commence à écrire de nouvelles lignes sur son palmarès.

Après une année sabbatique, Laurent Blanc est devenu l’entraineur du PSG des Qataris. Il a pris la suite de Carlo Ancelotti. Dès sa première saison sur le banc parisien, la qualité de jeu de l’équipe de la capitale est louée par les observateurs. Et aux termes de cette première année 2013-2014 avec Paris, le PSG termine champion de France et remporte la Coupe de la Ligue avec ses stars Ibrahimovitch, Thiago Silva, Maxwell ou Cavani. Sa première saison est donc réussi même si la désillusion de l’élimination en quart de finale de la Ligue des Champions contre Chelsea représente un poids pour Laurent Blanc.

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