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Bernard CASONI

Ancien joueur de l’Olympique de Marseille, Bernard Casoni est aujourd’hui entraîneur de football. Ces faits d’armes en tant que joueur ont été les titres de champion d’Europe avec Marseille en 1993 et ses deux titres de Champion de France 1991 et 1992 toujours avec l’OM. Avec la sélection nationale des Bleus, Bernard Casoni compte 30 capes mais il a fait partie de la génération sacrifiée des Boli, Papin et Cantona.


Sommaire


Sa fiche

Bernard-Casoni-joueur-football-1994

Poste : Défenseur

Date de naissance : né le 4 septembre 1961

Infos diverses :

  • 30 sélections en équipe nationale

Parcours en clubs :

 25x25xas_cannes_2010_5488 1978 – 1984 AS Cannes
1984 – 1988 Sporting Toulon
1988 – 1989 RC Paris
1989 – 1990 Sporting Toulon
olympique_de_marseille_929.png,qitok=KpKZp7qe.pagespeed.ce.UoL9M83BbB 1990 – 1996 Olympique de Marseille

Le palmares de Bernard

  • 1983 : 1er du groupe B de D2 (Toulon)
  • 1991 : Champion de France (OM), Finaliste C1 (OM) et finaliste Coupe de France (OM)
  • 1992 : Champion de France (OM)
  • 1993 : Vainqueur C1 (OM)
  • 1995 : Champion D2 (OM)

La biographie de Bernard Casoni

Natif de Cannes, il signe sa première licence à l’âge de 9 ans. Il jouera 14 ans sous les couleurs Cannoises, pour une formation des plus réussies.

Les années à Toulon

Bernard-CASONI Défenseur rugueux et dur sur l’homme, au grand cœur et avec une fidélité à toute épreuve, il rejoint le Sporting Toulon, où il fera la rencontre des ses grands potes Bernard Pardo et Pascal Olmeta mais également d’un certain Rolland Courbis, coéquipier avant de devenir son coach.

Son transfert est assez étonnant. Victime d’une rupture des croisés, il est sur son lit d’hôpital lorsque les dirigeants toulonnais le sollicitent pour signer. A l’époque les retours de telles blessures étaient très hypothétiques. Le pari sera gagnant ! Il forme l’assise défensive toulonnaise avec Luigi Alfano mais grâce à sa polyvalence peut aussi occuper le flanc droit de la défense. Après la folle réussite de la saison 1987/88 qui verra Toulon échouer aux portes de l’Europe avec une inespérée 5ème place, Bernard rejoint la dream team du Matra-Racing version Lagardère où il retrouve quelques uns des ses anciens coéquipiers (Pascal Olmeta et David Ginola notamment) accompagnés des Enzo Francescoli, Maxime Bossis et autre Luis Fernandez. Au milieu de la pléiade d’internationaux et dans un contexte de résultats pour le moins décevants, il rentre aussi sec dans le Var, où le soleil est chaud, les filles jolies et l’ambiance moins grise. A l’issue de la saison, sa carrière décolle et il rejoint le vaisseau olympien où il gagnera ses lettres de noblesses dans le panthéon du foot provençal.

La consécration marseillaise

Casoni-equipe-marseilleA Marseille, encadré par les latéraux Manuel Amoros et Eric Di Meco, épaulé par Basile Boli, il forme une défense de fer qui écrase le championnat et les coupes : « On a beaucoup parlé du trio magique à l’avant, mais y’avait un trio magique à l’arrière avec Carlos, Baz… et moi. ». Dès la première saison, l’OM arrache tout sur son passage, éliminant le grand Milan AC en quart de C1, survolant le championnat et atteignant la finale de la Coupe de France.

C’est à ce moment qu’un sortilège tombe sur les phocéens : la malédiction des finales. Tandis que Manuel Amoros foire son penalty face à l’Etoile Rouge de Belgrade, Gérald Passi crucifie Pascal Olmeta de 30m à la 90ème minutes de la finale de la Coupe de France. L’OM ne gagnera plus de finale, afin d’expier ses péchés. Après le titre de 1992, Bernard Casoni « conduit » les phocéens au titre en C1 en 1993, ultime pied de nez au destin. La période marseillaise coïncidera à l’arrivée de Bernard en sélection. Mais après un Euro 92 raté, il ne résistera pas au naufrage bulgare et disparaitra de la sélection au même titre que tout une génération perdue

Mais déjà, en cette année 1993 la suspicion s’installe sur la valeur des olympiens. Sur les conseils de Jacques Glassmann, on a retrouvé dans le jardin de Christophe Robert une enveloppe de 250 000 Frs. La machine s’emballe et l’OM est rétrogradé en D2 fin 1994. Alors que beaucoup partent, Bernard le fidèle sera de l’épopée en D2. Interdit de remontée, l’OM finit champion avant d’accéder à nouveau à l’élite en 1996. c’est sur cette remontée que Bernard stoppe sa carrière.

Que devient-il ?

Casoni-entraineurAprès une pause méritée, Bernard Casoni passe ses diplômes. Il deviendra réellement coach qu’en 2000, à la tête de l’OM. Alors en pleine déconfiture sportive, suite à un recrutement aussi incohérent que raté, Rolland Courbis, qui avait porté le club en finale – perdue – de l’UEFA l’année précédente, est débarqué.

Après un court intérim d’Albert Emon, il prend la tête de l’équipe 1 pour réussir la mission maintien. Il y parvient de justesse lors de la dernière journée, à la faveur d’un 2-2 à Sedan (l’OM se maintien à la différence de buts et c’est Nancy qui en fait les frais).

A la suite de cette expérience, il fait un bref passage à l’AS Cannes, pour se ressourcer avant d’aller barouder à l’étranger. Il pose ses valises en Tunisie, puis à l’Etoile du Sahel avant de reprendre en main la sélection arménienne. Assisté de Bernard Pardo, « un copain de longue date », il tentera de qualifier les arméniens pour la Coupe du monde 2006. Bien évidemment il n’y parviendra pas, le contraire eut été étonnant, et se voit débarque en 2005.

Coach de Bastia et de l’Evian Thonon Gaillard

Bastia lui tend la main pour la remontée immédiate en 2005. Alors que le club corse est en passe de réussir son pari, il s’effondre lors des dernières journées. Cet échec lui permet tout de même de conserver sa place. A l’issue de la seconde saison, les espoirs de montée ce sont envolés depuis longtemps. Dès l’intersaison, avec une 12ème place, il reconnaissait lucide : « J‘espérais mieux, même si, à vrai dire, je ne savais pas trop à quoi m’attendre après les départs de Penneteau, Sauget ou encore Jau. Ces départs ainsi que les blessures de Laville ou d’André, les arrivées tardives d’Ejidé et de Meniri ont privé l’équipe d’une colonne vertébrale, susceptible d’encadrer nos jeunes. L’an dernier en quinze jours je disposais d’une ossature. Tout s’est fait naturellement. Cette année, nous n’avons jamais pu travailler dans la continuité. Durant cette première partie de saison, il faut reconnaître que l’on a fait beaucoup de bricolage. » Malgré une médiocre 9ème place, Bernard Casoni est conservé pour une année supplémentaire en 2008-2009. Pour le dernier exercice, Bastia est 11ème à trois journée de la fin et ne peut entretenir ni crainte ni espoir.. Cette fois, la coupe est pleine et Bernard sera remercié en fin de saison.

Après 6 mois d’inactivité, il remplace en janvier 2010 Stéphane Paille à la tête d’Evian Thonon Gaillard. Le club savoyard est pourtant leader du National : « Je suis très surpris et extrêmement déçu de la décision qui a été prise, regrettait-il. On m’a fait venir dans ma région pour relever le challenge de la montée en L2 en un an et j’étais dans l’objectif fixé en début de saison puisque nous étions premiers ex-æquo et toujours qualifiés en 16es de finale de la Coupe de France. On me reproche les 9 points pris sur 24 lors des 8 derniers matches en oubliant les 28 sur 33 glanés avant. Je suis abasourdi et ne comprends pas, ainsi que mon adjoint Patrick Aussems, qui m’est resté solidaire. » explique écœuré l’ancien défenseur… Casoni reprend brillamment le flambeau, avec une montée et un titre de champion de D2 à la clé. L’arrivée dans l’élite se passe plutôt bien sur le terrain et les savoyard occupent la 12ème place à la trève. Pourtant, avec déjà quelques signes annonciateurs durant l’été, le Président décide de ne pas renouveler son entraineur, dont le contrat arrive à échéance au terme de la saison 2011-2012. Il semble que le torchon a fini de se consumer entre l’ancien défenseur olympien et son Président puisque Casoni claque la porte, même si en apparence tout va bien Madame la marquise. L’heureux remplaçant est le bétonneur uruguayen Pablo Corréa…

Après un passage de deux saison à l’AJ Auxerre, Bernard Casoni est aujourd’hui l’entraîneur du Valencienne FC. Comme quoi la vie peut réserver de sacré surprise parfois.

Fiche mise à jour en 2015 par fanafoot

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